Un témoignage de première main sur Israël
Nous avions commencé notre saison 2021/2022 avec la conférence débat remarquable de Charles ENDERLIN: PALESTINE-ISRAËL : ÉCLAIRAGES SUR LES CONDITIONS POUR UNE « PAIX MAINTENANT »
Les bénévoles du GREP ont fait leur travail de transcription, qui a été validé par Charles ENDERLIN et qui est disponible: sur la page de l’évènement
Nous sommes restés en contact avec ce journaliste remarquable et il nous a communiqué cet article publié sur haaretz.com et qui retrace un historique des bavures des forces de l’ordre israélienne.
Vous pouvez télécharger ici une version en anglais de cet article. Le rapprochement entre la mort du jeune Mohammed Al-Dura en 1996 et celle, en mai dernier, de Shireen Abu Akleh, la journaliste d’Aljazeera montre que la vérité alternative n’est pas défendue que par Trump.
Charles ENDERLIN termine son article (traduction libre): « Journaliste français et également citoyen israélien, mon métier est de photographier et de diffuser les deux côtés du conflit de manière fidèle à la réalité, en restant professionnel et équilibré. C’est ainsi que j’ai toujours agi, sans exception. Les films d’occupation sont moches. Aucune propagande ne peut changer cette réalité.
À Bayeux, une petite ville du nord-ouest de la France, se dresse un monument unique : un mémorial à tous les journalistes du monde entier qui ont été tués dans l’exercice de leur métier. Le nom de Shireen Abu Akleh rejoindra plus de 3 000 autres noms déjà gravés dans la pierre. J’en connaissais quelques-uns. »
Bon été et bonnes lectures ! 🏖️
La saison 2021-2022 du GREP MP touche à sa fin !
Cependant nous vous donnons de quoi lire au soleil pour ce bel été avec nos transcriptions, mais aussi enregistrement audio et vidéos de la saison passé ! Disponible sur ce lien : Parcours 2021-2022 (il faut descendre un peu dans la page 😉)
La version papier du livre sera disponible à la rentrée, vous pouvez déjà le réserver sur notre site sur le même lien !
Le GREP MP vous souhaite de bonnes vacances ! 🤗
CHRONIQUE sur le BLOG – Par Michèle-Françoise Bonnet
Elle fait suite au fait que j’étais à l’atelier CMA du 25 juin, où il y avait deux thèmes à traiter
1/ Habitabilité/sobriété/etc. → sur notre planète ?
Et 2/ Faire vivre le BLOG du GREP–>non traité–> m’a donné envie d’aller dans le BLOG…
- «Ma» première immersion consciente dans le BLOG du GREP
- «Ma» première envie est de m’interroger: qu’est-ce qu’un BLOG ?
- «Ma» seconde envie est de répondre par «ce que je crois»
- «Ma» réponse étant, cela va de soi → hic et nunc |ici et maintenant|
CE QUE JE CROIS
Pour «moi», dans ce troisième millénaire et XXIème auquel j’appartiens, un BLOG, est un espace numérique virtuel qui m’offre la possibilité d’écrire (de façon libre donc auto-gérée) en vue – potentiellement – d’un échange avec d’autres individus de la même espèce que moi – homo sapiens sapiens
«Ma» troisième envie est d’aller cueillir sur le web une définition de ce que c’est qu’un BLOG
WEB DÉFINITION
A la requête – « BLOG définition » – voici ce que j’obtiens en première position et que maintenant je confie – par copier/coller – au BLOG du GREP :
Lire la suiteCHRONIQUE sur le phénomène OXYMORE – Par Michèle-Françoise Bonnet
Fin de Commission Prospective sur le thème Le pouvoir des mots du samedi 14 mai 2022, apparition dans la bouche de Jean François Simonin de son intérêt pour Bertrand Méheust, 2009, La Politique de l’oxymore, ce qui aura comme effet d’attiser ma curiosité !
Définitions : https://fr.wikipedia.org/wiki/Oxymore – https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/oxymore/57123
Article de recherche : Luc Semal, « Bertrand Méheust, 2009, La Politique de l’oxymore. Comment ceux qui nous gouvernent nous masquent la réalité du monde, La Découverte, 161 p. », Développement durable et territoires [En ligne], Lectures (2002-2010), mis en ligne le 22 octobre 2009, consulté le 14 avril 2022.
URL : http:// journals.openedition.org/developpementdurable/8250
MA CHRONIQUE sur le phénomène OXYMORE
Spontanément je pense pour répondre au « défi lancé » :
Que nous sous estimons notre naïveté et notre confiance dans nos dirigeants ils sont moins bien cultivés, bien informés que nous le croyons par contre concernant les « communicants » en tous secteurs, c’est une autre histoire (mais parallèle et/ou imbriquée à celle des politiques et de la POLITIQUE) et qui ressort (peut-être) des SCIENCES du LANGAGE à part entière comme le fameux phénomène total de Marcel MAUSS dérive des observations ethnographiques des armées d’ethnologues de son époque.
Les « individus politiques » ( OU BIEN « le personnel politique = oxymore que je ne n’utiliserais pas dans ce contexte bien que cela me démange ) sont pris en tenaille entre leurs convictions et toutes sortes de sollicitations propres à la sphère du « politique » telle qu’elle est organisée (élection à 5 ans, recruter, fidéliser, faire connaissance et se faire ami ou respecter par/avec les Grands Administrateurs de l’État qui sont en place et qui leur succéderont, enfin ne pas se faire trop emmerder par ceux qui vous entourent ou par vos pairs où qu’ils soient et de quelque bord qu’ils soient ! OUF !
Lire la suiteLa politique n’est pas un jeu d’enfant
Ma contribution au blog à propos des événements actuels sera la suivante :
1- Je soutiens l’initiative de Jean Marie lorsqu’il propose de réfléchir à notre manière de voter au second tour en tenant compte du commun et des valeurs qui sont au centre de nos démocraties. Cependant celles ci sont complexes, elles demandent la réflexion pour être intériorisées et soutenues lors d’un vote.
2- Justement, cette complexité semble difficile d’accès à certaines personnes. C’est là que réside le risque d’effondrement de nos démocraties aujourd’hui : réduire nos décisions à des enjeux de liberté particulière. Rousseau, a bien précisé pourtant la différence entre liberté particulière et liberté civile. Mais cette distinction semble encore trop complexe pour beaucoup. En effet, on ne peut pas affirmer que l’on n’a pas besoin que l’on nous montre ce qu’il y a de mieux à faire en politique et prendre des positions équivalentes à celles d’un enfant de maternelle. Comme le disait Annah Arendt : la politique n’est pas un jeu d’enfant, c’est une affaire d’action dans le cadre d’une responsabilité collective. C’est pourquoi je vous incite moi aussi à voter de manière responsable.
3- Je suis comme Jacques Rollin et Michèle Bonnet, déçue par la décision du CA, et surprise par la demande de réfléchir à la situation actuelle alors que nous le faisons déjà et depuis longtemps dans notre atelier de lecture de philosophes mais nos travaux sont très peu suivis. Or, si nous voulons développer une pensée collective qui prenne le chemin de la construction d’un commun juste et équitable, il faudra bien nous coltiner avec les difficultés de la réflexion plutôt que d’asséner des vérités toutes faites en croyant avoir pensé.
Dimanche, pensez à la suite
C’est en mon nom personnel que je m’exprime ici.
Les propositions démagogiques, xénophobes et simplistes proposées par Marine LE PEN ne correspondent en rien à des solutions à la complexité de notre monde. La stratégie d’exclusion de nos concitoyens, les méthodes de vérité alternative et le soutien affiché à Donald TRUMP, Vladimir POUTINE ou Viktor ORBAN s’opposent aux valeurs d’humanisme et d’ouverture qui m’animent.
Certes le premier quinquennat d’Emmanuel MACRON m’a largement déçu. J’ai activement participé au Grand Débat National. J’ai suivi le travail de la Convention Citoyenne pour le Climat. Avec des amis du GREP, je l’ai analysé et présenté au public. Ces initiatives intéressantes n’ont pas tenu leurs promesses par manque de suivi et de volonté de construire une nouvelle méthode d’inclusion démocratique.
Lire la suiteUne conférence exceptionnelle sur la justice pénale internationale
Le GREP MP se targue d’avoir des conférences de qualité suivies d’un débat de qualité. C’est effectivement le cas en général. Celle du 27 novembre 2021 était exceptionnelle!
Si vous l’avez ratée, tout n’est pas perdu, vous pouvez en retrouver les enregistrements audio et vidéo sur la page de l’évènement.
La justice pénale internationale : quelles avancées et quels freins ?
avec François ROUX
La saison 21/22 de « Lectures de philosophes du temps présent » démarre.
Cette activité mensuelle du GREP, est proposée aux adhérents. Il s’agit d’une lecture active et partagée d’œuvres de philosophes contemporains.
En voici l’introduction écrite par l’équipe d’animation de Sylvie SANCHEZ-OLIVER.
La première rencontre aura lieu lundi 11/10 à 18H à l’Observatoire. Contactez l’accueil du GREP pour y participer.
Introduction Générale des lectures
Au cours de l’année 2020-2021, nous avons réfléchi sur des textes issus en partie des ouvrages de Cynthia Fleury. Celle-ci, « dans ces différents postes d’observation, » s’intéresse aux dérives et aux dysfonctionnements propres à l’individu et à la « santé démocratique » ; elle souligne que notre temps est à l’heure des repliements sur soi qui créent de la vulnérabilité chez le sujet, du ressentiment, de la division, ce qui met en danger le collectif. Les dynamiques d’engagement, du commun sont en sommeil. Comment y remédier et créer une responsabilité chez chacun de nous pour un destin plus collectif, pour sauvegarder la démocratie ? Comment redonner un élan à l’humain, rendre chacun capacitaire à aller vers les autres, dans ses activités ? Comment se dégager « d’une résistance qui préfère se soumettre à la passion victimaire » pour « s’engager dans une résistance plus active de type civique et démocratique »[1]
Pour l’année 2021-2022, nous voudrions porter un regard d’attention à ce qui se trame dans « nos activités » d’être humain. Ces activités qui nous sont tellement familières que nous avons tendance à ne pas voir qu’elles portent des possibles « vivre autrement », Cela demandera d’éviter de tomber dans des simplifications, de ne pas se satisfaire de regards en extériorité ou de surplomb, pour pouvoir s’instruire en prenant en compte d’autres savoirs non immédiatement visibles mais bien présents à l’intérieur de toute activité humaine. L’enjeu est épistémologique, éthique, social, et politique.
Si la vie se tisse sur une multitude d’activités, nous commencerons par nous interroger sur l’activité dans le travail, tout en étant conscient qu’il existe de multiples définitions du travail. (Le travail domestique est-il un travail ?) Examiner l’activité ou le travail en ne retenant que les effets produits, est-ce suffisant ? En agissant ainsi, ne contribuons-nous pas à réifier les êtres qui font l’activité (ou le travail) ?
Le ressentiment, qui nous préoccupe suite à la lecture de « ci-git l’amer » de Cynthia Fleury, ne naît-il pas dans cette maltraitance de l’activité des « êtres d’activité » ? (des travailleurs)
A contrario, en étant attentifs à l’activité, pourrons-nous y voir des dimensions que nous avons pour habitude d’ignorer et en particulier pourrons-nous y trouver des réserves d’alternative susceptibles de nous éclairer dans nos choix politiques ?
Nous nous intéresserons donc à des textes qui traitent du travail, pour découvrir ce que la démarche ergologique d’Yves Schwartz nous invite à repenser. Parce que la philosophie ne peut s’engager uniquement dans la voie de la spéculation, d’une épistémologie des savoirs, d’une réflexion éthique sans s’engager aussi dans ce qui constitue l’expérience humaine, nous nous risquons à parier que les « savoirs ergologiques » peuvent nous apporter de nouveaux éclairages.
[1] Cynthia Fleurry, Ci-git l’amer, Gallimard, 2020, p. 291
Un texte d’une profondeur exceptionnelle.
Déraisons de la Raison, raisons de la déraison – Les errances de la raison au XXIème siècle
par Emmanuel JARDIN
L’intervention d’Emmanuel JARDIN en octobre 2020 au GREP St Gaudens avait été remarquable. Il l’a complétée en réécrivant toute son intervention. C’est pourquoi nous avons là un texte d’une longueur inhabituelle et d’une profondeur exceptionnelle. Les enregistrements et la « transcription » sont disponibles là.
Emmanuel JARDIN qui est professeur de philosophie en lycée et à l’ESPE de Toulouse. Il participe donc à la formation des professeurs. Il est déjà intervenu au GREP, lors de sessions internes et de conférence et colloque. Il nous avait interpellé par sa lecture contemporaine de TOQUEVILLE.
Je vous donne ici un résumé des points saillants de son texte en vous invitant à aller le découvrir. C’est court – c’est voulu – c’est dense car imposé par la qualité du texte qui intègre les points de vue des penseurs classiques et contemporains.
Il commence par une brève histoire de la raison. Le Logos s’était imposé une première fois face au Mythos avec Socrate, le premier philosophe qui soumet la parole divine à l’analyse rationnelle. Le Mythos prendra sa revanche quand la religion chrétienne deviendra la religion d’État de la Rome impériale. On assiste alors à la « prévalence de l’hétéronomie de la parole donatrice sur l’autonomie de la parole dialectique ». La Renaissance nous apporte une renaissance de la raison grecque. C’est dans ce contexte que va progressivement s’imposer à partir du XVIIe siècle la forme de rationalité aujourd’hui dominante, la rationalité instrumentale. Vous y trouverez des synthèses critiques des pensées de PASCAL, HOBBES, DESCARTES, CONDORCET, ROUSSEAU, SARTRE, TAYLOR, …
« Désormais, l’activité de la raison se définit en fonction de l’efficacité instrumentale, de l’optimisation de la valeur recherchée ou de la cohérence logique » (C. Taylor).
Lire la suiteDébats sur la vaccination : inciter, convaincre ou contraindre ?(Max Lafontan – 19 juillet 2021)
Cruel dilemme, a-t-on le temps de miser sur la persuasion plutôt que sur la coercition ? Faut-il avoir recours à « la trique » ou faire appel à « l’intelligence collective » vertu chichement partagée, pour faire avancer la réflexion dans la lutte contre la Covid-19 ?
L’opposition entre la science et les multiples croyances est au cœur des débats actuels gravitant autour du vaccin contre la Covid-19. Les arguments déployés pour évoquer un choix, pour ou contre le vaccin, sont souvent très mal compris du public. Ils reposent largement sur l’adoption d’idées irrationnelles, d’opinions fantaisistes et finalement de croyances qui circulent à grande vitesse dans la sphère publique. Se joue chaque jour devant nous le rapport essentiel entre science et croyance. Les exploiteurs de l’insondable crédulité humaine se frottent les mains. À la question « à qui se fier ? » chacun va répondre sans doute : aux gens intègres et bien informés ! Mais il y a un hic, comment reconnaître de telles perles rares ? Le citoyen lambda va découvrir à l’occasion de cette pandémie, via la télévision, d’autres médias et les réseaux sociaux, que les scientifiques ne parlent pas d’une seule voix. Des scientifiques, sortant de leurs laboratoires sans grandes vertus communicantes, vont étaler des controverses face aux nombreuses incertitudes qui subsistent sur la pandémie en oubliant que leurs propos confus vont paniquer leurs auditeurs. Cette situation a été une excellente aubaine pour déconcerter le grand public en quête de certitudes. N’étant pas au fait des pratiques scientifiques et des désaccords, pourtant courants et utiles à la progression des idées en sciences, un certain nombre d’individus va paniquer et devenir vulnérable aux escrocs non scientifiques qui vont fournir des discours bien plus sommaires ou corrompus mais qui seront compris de tous. George Bernard Shaw, essayiste, acerbe, provocateur et anticonformiste, qui obtiendra le prix Nobel de littérature en 1925 écrivait : « Ce n’est pas l’incrédulité qui est dangereuse dans notre société, c’est la croyance. », Marcel Pagnol renchérissait en déclarant : « Telle est la faiblesse de notre raison : elle ne sert le plus souvent qu’à justifier nos croyances. ». Depuis le démarrage rapide de la pandémie début 2020, le gouvernement qui n’a pas pris l’exacte dimension du phénomène à ses débuts a souvent pris des mesures incomprises du public. Un mélange de décisions, parfois contradictoires, souvent mal expliquées au grand public et dans une belle cacophonie va créer une atmosphère bien loin de rassurer et propice à toutes les manipulations de populistes improvisés aux solutions sommaires.
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