Archives d’Auteur: jmpillot

Un témoignage de première main sur Israël

Nous avions commencé notre saison 2021/2022 avec la conférence débat remarquable de Charles ENDERLIN: PALESTINE-ISRAËL : ÉCLAIRAGES SUR LES CONDITIONS POUR UNE « PAIX MAINTENANT »

Les bénévoles du GREP ont fait leur travail de transcription, qui a été validé par Charles ENDERLIN et qui est disponible: sur la page de l’évènement
Nous sommes restés en contact avec ce journaliste remarquable et il nous a communiqué cet article publié sur haaretz.com et qui retrace un historique des bavures des forces de l’ordre israélienne.
Vous pouvez télécharger ici une version en anglais de cet article. Le rapprochement entre la mort du jeune Mohammed Al-Dura en 1996 et celle, en mai dernier, de Shireen Abu Akleh, la journaliste d’Aljazeera montre que la vérité alternative n’est pas défendue que par Trump.

Charles ENDERLIN termine son article (traduction libre): « Journaliste français et également citoyen israélien, mon métier est de photographier et de diffuser les deux côtés du conflit de manière fidèle à la réalité, en restant professionnel et équilibré. C’est ainsi que j’ai toujours agi, sans exception. Les films d’occupation sont moches. Aucune propagande ne peut changer cette réalité.
À Bayeux, une petite ville du nord-ouest de la France, se dresse un monument unique : un mémorial à tous les journalistes du monde entier qui ont été tués dans l’exercice de leur métier. Le nom de Shireen Abu Akleh rejoindra plus de 3 000 autres noms déjà gravés dans la pierre. J’en connaissais quelques-uns. »

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Dimanche, pensez à la suite

C’est en mon nom personnel que je m’exprime ici.

Les propositions démagogiques, xénophobes et simplistes proposées par Marine LE PEN ne correspondent en rien à des solutions à la complexité de notre monde. La stratégie d’exclusion de nos concitoyens, les méthodes de vérité alternative et le soutien affiché à Donald TRUMP, Vladimir POUTINE ou Viktor ORBAN s’opposent aux valeurs d’humanisme et d’ouverture qui m’animent.

Certes le premier quinquennat d’Emmanuel MACRON m’a largement déçu. J’ai activement participé au Grand Débat National. J’ai suivi le travail de la Convention Citoyenne pour le Climat. Avec des amis du GREP, je l’ai analysé et présenté au public. Ces initiatives intéressantes n’ont pas tenu leurs promesses par manque de suivi et de volonté de construire une nouvelle méthode d’inclusion démocratique.

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Une conférence exceptionnelle sur la justice pénale internationale

Le GREP MP se targue d’avoir des conférences de qualité suivies d’un débat de qualité. C’est effectivement le cas en général. Celle du 27 novembre 2021 était exceptionnelle!

Si vous l’avez ratée, tout n’est pas perdu, vous pouvez en retrouver les enregistrements audio et vidéo sur la page de l’évènement.

La justice pénale internationale : quelles avancées et quels freins ?
avec François ROUX

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La saison 21/22 de « Lectures de philosophes du temps présent » démarre.

Cette activité mensuelle du GREP, est proposée aux adhérents. Il s’agit d’une lecture active et partagée d’œuvres de philosophes contemporains.
En voici l’introduction écrite par l’équipe d’animation de Sylvie SANCHEZ-OLIVER.

La première rencontre aura lieu lundi 11/10 à 18H à l’Observatoire. Contactez l’accueil du GREP pour y participer.

Introduction Générale des lectures

Au cours de l’année 2020-2021, nous avons réfléchi sur des textes issus en partie des ouvrages de Cynthia Fleury. Celle-ci, « dans ces différents postes d’observation, » s’intéresse aux dérives et aux dysfonctionnements propres à l’individu et à la « santé démocratique » ; elle souligne que notre temps est à l’heure des repliements sur soi qui créent de la vulnérabilité chez le sujet, du ressentiment, de la division, ce qui met en danger le collectif. Les dynamiques d’engagement, du commun sont en sommeil. Comment y remédier et créer une responsabilité chez chacun de nous pour un destin plus collectif, pour sauvegarder la démocratie ? Comment redonner un élan à l’humain, rendre chacun capacitaire à aller vers les autres, dans ses activités ? Comment se dégager « d’une résistance qui préfère se soumettre à la passion victimaire » pour « s’engager dans une résistance plus active de type civique et démocratique »[1]

Pour l’année 2021-2022, nous voudrions porter un regard d’attention à ce qui se trame dans « nos activités » d’être humain. Ces activités qui nous sont tellement familières que nous avons tendance à ne pas voir qu’elles portent des possibles « vivre autrement », Cela demandera d’éviter de tomber dans des simplifications, de ne pas se satisfaire de regards en extériorité ou de surplomb, pour pouvoir s’instruire en prenant en compte d’autres savoirs non immédiatement visibles mais bien présents à l’intérieur de toute activité humaine. L’enjeu est épistémologique, éthique, social, et politique.

Si la vie se tisse sur une multitude d’activités, nous commencerons par nous interroger sur l’activité dans le travail, tout en étant conscient qu’il existe de multiples définitions du travail.  (Le travail domestique est-il un travail ?)  Examiner l’activité ou le travail en ne retenant que les effets produits, est-ce suffisant ?  En agissant ainsi, ne contribuons-nous pas à réifier les êtres qui font l’activité (ou le travail) ?

Le ressentiment, qui nous préoccupe suite à la lecture de « ci-git l’amer » de Cynthia Fleury, ne naît-il pas dans cette maltraitance de l’activité des « êtres d’activité » ? (des travailleurs)

A contrario, en étant attentifs à l’activité, pourrons-nous y voir des dimensions que nous avons pour habitude d’ignorer et en particulier pourrons-nous y trouver des réserves d’alternative susceptibles de nous éclairer dans nos choix politiques ?

Nous nous intéresserons donc à des textes qui traitent du travail, pour découvrir ce que la démarche ergologique d’Yves Schwartz nous invite à repenser. Parce que la philosophie ne peut s’engager uniquement dans la voie de la spéculation, d’une épistémologie des savoirs, d’une réflexion éthique sans s’engager aussi dans ce qui constitue l’expérience humaine, nous nous risquons à parier que les « savoirs ergologiques » peuvent nous apporter de nouveaux éclairages.


[1] Cynthia Fleurry, Ci-git l’amer,  Gallimard, 2020, p. 291

Un texte d’une profondeur exceptionnelle.

Déraisons de la Raison, raisons de la déraison – Les errances de la raison au XXIème siècle
par Emmanuel JARDIN

L’intervention d’Emmanuel JARDIN en octobre 2020 au GREP St Gaudens avait été remarquable. Il l’a complétée en réécrivant toute son intervention. C’est pourquoi nous avons là un texte d’une longueur inhabituelle et d’une profondeur exceptionnelle. Les enregistrements et la « transcription » sont disponibles là.

Emmanuel JARDIN qui est professeur de philosophie en lycée et à l’ESPE de Toulouse. Il participe donc à la formation des professeurs. Il est déjà intervenu au GREP, lors de sessions internes et de conférence et colloque. Il nous avait interpellé par sa lecture contemporaine de TOQUEVILLE.

Je vous donne ici un résumé des points saillants de son texte en vous invitant à aller le découvrir. C’est court – c’est voulu – c’est dense car imposé par la qualité du texte qui intègre les points de vue des penseurs classiques et contemporains.

Il commence par une brève histoire de la raison. Le Logos s’était imposé une première fois face au Mythos avec Socrate, le premier philosophe qui soumet la parole divine à l’analyse rationnelle. Le Mythos prendra sa revanche quand la religion chrétienne deviendra la religion d’État de la Rome impériale. On assiste alors à la « prévalence de l’hétéronomie de la parole donatrice sur l’autonomie de la parole dialectique ». La Renaissance nous apporte une renaissance de la raison grecque. C’est dans ce contexte que va progressivement s’imposer à partir du XVIIe siècle la forme de rationalité aujourd’hui dominante, la rationalité instrumentale. Vous y trouverez des synthèses critiques des pensées de PASCAL, HOBBES, DESCARTES, CONDORCET, ROUSSEAU, SARTRE, TAYLOR, …

« Désormais, l’activité de la raison se définit en fonction de l’efficacité instrumentale, de l’optimisation de la valeur recherchée ou de la cohérence logique » (C. Taylor).

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Quelle reprise économique, compatible avec la sauvegarde de la planète ?

Les questions posées sont très larges, mais je vais encore élargir. En effet, le sujet liminaire est lié à la façon dont la question est posée autour de la planète. Nous sommes aujourd’hui dans une situation où ce qui nous concerne véritablement c’est l’écosystème de l’humanité. C’est comme cela que je traiterai ce sujet.

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Suggestion aux membres du Groupe de travail sur la question « Quelle reprise économique, compatible avec la sauvegarde de la planète ? »

Rappel : Le groupe de travail que nous avons constitué autour de la question  posée dans le titre ci-dessus a été invité à transmettre de possibles éléments de réponse en 2 ou 3 pages d’ici le 31 juillet à l’un des signataires.

Afin qu’il soit raisonnablement  envisageable  de faire une synthèse des différentes propositions, nous suggérons que, dans la mesure du possible, celles-ci s’organisent  autour des 5 questions ci-dessous :

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Atelier «  Archipel Français » de Jérôme Fourquet – Suite

Le texte qui suit m’a été fourni par Christian CLASTRES le 31/3/2020. Les circonstances m’ont empêché de le publier plus tôt. Avec mes excuses. jmPillot

Le GREP avait prévu dans sa programmation 2019/2020 un Atelier pour débattre du livre de Jérôme Fourquet «  L’Archipel Français » qui analyse la fragmentation contemporaine de la société française et ses principales causes. Cet Atelier n’ayant pu avoir lieu le 26 mars, il a été remplacé par une tentative d’Atelier interactif par courriel, à partir du résumé du livre et de quelques documents sur le même thème qui vous ont été envoyés le 20/03, l’objectif étant d’essayer de faire « rebondir » les échanges.

Aujourd’hui (31/03) seules deux contributions ont été reçues que vous trouverez, comme promis, dans cet envoi ( Textes de Gilbert Gauthier et de Jean-Marie Pillot). Ce relatif échec dans la participation à ces échanges, peut avoir deux causes principales :

  • Le nombre important de textes, de vidéos, de documents que nous recevons tous les jours en circulant sur le Net, saturant un peu nos capacités de lecture et de réflexion, même en période de confinement.
  • Mais surtout le déplacement des centres d’intérêt et de réflexion causé par la pandémie du Covid 19. Pour illustration, l’interview donné par Jérôme Fourquet le 22 mars au Journal « Les Echos » qui porte essentiellement sur les diverses réactions de la société face aux conditions de vie actuelles, dont plus loin vous trouverez un petit extrait. J’avais, sur ces mêmes thèmes , demandé à une amie du GREP qui habite depuis plusieurs années à la Reynerie ( quartier du Mirail à Toulouse) et qui anime l’équipe de rédaction du Journal de quartier «  Reynerie Miroir » de donner quelques aperçus sur la façon dont le confinement était vécu dans ces quartiers. Vous pourrez lire son témoignage plus loin ( Texte d’Annie Dufay Conter).

Alors, je propose qu’on arrête ici ces échanges sur le livre de J. Fourquet, et qu’on se mette à l’écoute des nouvelles problématiques que nous impose la période actuelle. En particulier, parce qu’ au GREP nous cherchons «  à décrypter le présent pour mieux construire l’avenir… » il s’agit de savoir si cette pandémie, dont on espère qu’elle sera éphémère, sera néanmoins une bonne façon de préparer les changements que ne manqueront pas de provoquer la crise déjà annoncée et inéluctable provoquée par les changements climatiques. A titre de transition dans ces questionnement, vous trouverez en fin d’envoi un petit texte « Du virus rouge au virus vert » que j’ai écrit le 23 mars.

Merci à tous ceux qui ont participé à ces échanges et à tous ceux qui liront les textes ci-après.

Christian CLASTRES  du Bureau du GREP MP.

*****

Texte de Gilbert GAUTHIER :

Bravo pour cette initiative et pour le travail très important qui a été fourni. Je voudrais insister sur une nouvelle donnée qui me semble caractériser également la société actuelle. Afin d’étouffer les ressentiments engendrés par la précarisation et le recul des acquis sociaux, on a permis et encouragé la création d’un espace de sous-culture destiné à valoriser le simple citoyen (réseaux sociaux, émissions de téléréalité etc.) Les centres d’intérêt sont diversifiés afin que chacun y trouve son compte (relations sentimentales, de voisinage, bricolage, cuisine etc.) Il devient facile et gratifiant de donner son avis sur les sujets abordés ou de se défouler sur les consoles de jeu. Les propos du café du commerce y acquièrent légitimité et notoriété. Il s’agit de libérer la parole mais aussi de la canaliser. On l’oriente vers des thèmes qui ne dépassent pas le cadre de la vie privée ou des loisirs afin de lui ôter sa virulence, de la rendre vide ou inutile.

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Un atelier interactif sur « l’Archipel français » de Jérôme FOURQUET

Je relaie le texte de Christian CLASTRES aux adhérents du GREP.
Je prévois d’y apporter des commentaires. N’hésitez pas à le faire.
JmPillot

Le GREP avait programmé le jeudi 28 mars un Atelier de réflexion, autour du livre de Jérôme FOURQUET : « L’Archipel français : naissance d’une nation, multiple et divisée », livre paru en mars 2019 et ayant reçu le Prix du livre Politique.

Bien sûr, cet Atelier, dans les circonstances actuelles, ne peut avoir lieu.

Mais nous vous proposons, à la place, d’expérimenter un Atelier Interactif en utilisant, dans cette période de confinement, les échanges par Internet. Concrètement, devant animer cet Atelier, j’ai déjà fait un résumé de ce livre qui est disponible en suivant ce lien. Quelques compléments d’analyse sont présents ici.

….Libre à vous alors, de réagir par écrit en retour, dans la limite d’une page de texte environ. Toutes les semaines, je rassemblerai les réactions reçues pour vous les communiquer et ainsi continuer ce débat jusqu’à la fin (que l’on souhaite proche néanmoins) du confinement.

Vos retours doivent parvenir à l’adresse-mail suivante : cn.clastres[ à ]orange.fr avec objet du message : GREP. Atelier Fourquet. (Vous comprendrez qu’il faut remplacer [ à ] par @ on cherche à éviter les SPAMS issus des bots)

Dans son livre, Jérôme Fourquet (page 370) indique que, face à la fragmentation progressive de la société française, on est tenté de « rechercher, de manière effrénée, des manifestations de communion nationale et le mantra du vivre-ensemble ». Il donne comme exemples, la victoire de Bleus au Mondial de Football en juillet 2018, ou les funérailles de Johnny Hallyday …la lutte contre le coronavirus pourrait-elle être une autre sorte (éphémère!) d’union nationale ?
Merci de votre participation que nous espérons nombreuse.

Christian CLASTRES

Bureau du GREP

COVID-19 des analyses de première main

Dans cette période nous sommes tous confrontés à une masse d’informations sur cette pandémie du COVID-19, au GREP, nous avons le plaisir d’avoir avec nous des experts qui sont capables de faire la part des choses entre l’affolement, l’infox et les informations vérifiées.

Il m’est apparu important de donner la parole à Max LAFONTAN. Max est administrateur du GREP, animateur de nombreuses sessions. Par ailleurs, il est Secrétaire perpétuel de l’académie des sciences de Toulouse, Directeur de recherches émérite, Inserm/UPS UMR 1048, Institut des maladies métaboliques et cardio-vasculaires.

Il a cette force de savoir vulgariser, de prendre de la hauteur, de garder l’esprit critique tout en gardant une approche scientifique rigoureuse. Merci à lui de nous éclairer.

L’article de Max Lafontan est téléchargeable ici.

Jean-Marie PILLOT

Président du GREP MP

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