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Sa Majesté des mouches W. Golding traduction 1953

Lectures Croisées du 29 novembre 2016 – par Nicole Gauthey

Le contexte : il s’agit ici du 3ème volet d’un cycle que le G.R.E.P. a intitulé Gouverner par la peur consacré a l’analyse du livre de Golding Lord of the flies 1956. Il se situe après le commentaire du film de Peter Brook par Alice Vincens et la conférence débat avec Carole Desbarrats intitulée Violence des images

1ère partie : biographie de Golding par Michel Lagoin

2ème partie : commentaire par Nicole Gauthey Lire la suite

Shell veut coûte que coûte maintenir le dividende de ses actionnaires

Cette petit brève (latribune.fr  |  23/12/2015), prise parmi des milliers d’autres, illustrant La grande déformation de l’entreprise de l’article précédent :
En juillet, Shell a annoncé la suppression de 6.500 postes, cette année.
Question : comment ne pas toucher aux dividendes alors que les cours du pétrole n’en finissent pas de chuter?
Réponse : réduire drastiquement les investissements et les coûts d’exploitation. Et achever la fusion à 65 milliards d’euros avec l’ex-British Gas. Royal Dutch Shell continue sa cure d’amaigrissement. Mardi 22 décembre, le groupe britannique a annoncé une réduction de ses projets d’investissements pour 2016, de 2 milliards de dollars, à 33 milliards de dollars (30 milliards d’euros). Le groupe souffre de la chute des cours de l’or noir. Mardi 22 décembre, le prix du baril de Brent a lui baissé à Londres de 24 cents à 36,11 dollars et atteint son plus bas niveau depuis 2004 en fin de séance. Le 30 juin 2015, il atteignait encore 63,22 dollars.
Le géant pétrolier anglo-néerlandais a par ailleurs évoqué sa fusion avec le groupe gazier BG Group (ex-British Gaz), qu’il compte finaliser le 15 février. Il assure que cela lui permettrait de réaliser pour 3,5 milliards de dollars de réductions de coûts et de maintenir ainsi son dividende à 1,88 dollar par action en dépit de la baisse des prix du pétrole.

Vers la nécessaire mutation de l’entreprise

Dans le but de percevoir l’entreprise au-delà du discours convenu, ci-joint un extrait de l’avant propos à Penser l’entreprise, nouvel horizon du politique, édition 2015 de Olivier Favereau, auteur également de Entreprise, la grande déformation, édition 2014 :

Le développement de la corporate governance a cristallisé une vision des rapports de l’entreprise à ses actionnaires, tenus désormais pour les  » propriétaires de l’entreprise « . Les dirigeants intériorisant cette référence d’autant plus volontiers que leurs intérêts ont été alignés sur ceux des actionnaires, la maximisation de la valeur actionnariale est devenue la finalité principale de l’entreprise.

Cette dérive a provoqué la  » grande déformation  » de l’entreprise, les considérations financières prenant une place prépondérante par rapport aux dimensions économiques et sociales. La déformation est particulièrement sensible pour les entreprises dont l’actionnariat dispersé est essentiellement composé d’acteurs en quête d’un rendement financier de leur placement, sans intérêt réel pour la vie de l’entreprise. Dès lors, le déséquilibre structurel des pouvoirs au sein de l’entreprise s’alourdit, au détriment du rapport des salariés à leur travail et à leur entreprise, et des autres intérêts mis en jeu par la vie de l’entreprise.

 

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