Chroniques Biblio Grep – 013 –
Y comme Yamgnane Kofi
Issaka Koké, un des fondateurs du Grep, présente la conférence comme issue d’une « longue réflexion longuement mûrie et débattue par chacun d’entre nous ».
Quant au conférencier il en parle ainsi « Kofi a du flair (…) il voit les talents dont sont porteurs hommes et femmes issus de l’immigration (…) la masse de tabous (…) le soubassement de nos peurs et de notre mal de vivre (…) les faits occultés, gommés par la crainte (…) le vrai visage de l’autre (…)«
Ainsi : « Il est heureux que le GREP, après une longue rumination, ait voulu aborder cette citadelle de tous les temps pp.280-281 (…) et Si le GREP a choisi Kofi Yamgnane pour traiter des peurs de notre société, c’est qu’il apparaît à nos yeux comme le meilleur messager.»
Et à propos de la « longue rumination du GREP », il dit que ce fut un cheminement intime, individuel, puis collectif qui s’est forgé et imposé à force de questionnements : «Après tout, il faut un temps pour tout. Celui-ci a duré sept ans.» p.279
Question de culture et question ‘saugrenue’
Quand au titre « les peurs de notre société » le conférencier abordera très vite la question de la mort. Dans le débat K. Yamgnane racontera – «En Afrique quand on dit: ‘Un tel est mort’ – et qu’on demande – ‘de quoi est-il mort ?’- ‘Il n’y a pas de réponse .’De quoi est-il mort ? Mais il est mort. C’est tout’ La question est saugrenue. Il est mort parce que ça s’inscrit dans la perspective normal de la vie . C’est comme quand on disait «Il est devenu pubère’ et que vous demanderiez : ‘Pourquoi est-il devenu pubère ?’» (rires) p.288
Course d’orientation aux alentours d’une ‘Citadelle’
«Faire de la course d’orientation, c’est se déplacer vers des buts précis en terrain inconnu à l’aide d’une carte (plan, carte, roadbook…) et éventuellement d’une boussole. La course d’orientation est une course individuelle (ou en groupe) contre la montre sur un parcours matérialisé par des postes (balises) » Bruno Chauzi, professeur certifié EPS en collège et lycée
Quid de la métaphore
Résumer, en vue de partager en 2024, des traces du passé du Grep et des parties de discours de la saison 1993-1994, c’est jongler avec le réel au moyen de la fiction. Cette expérience touche à sa fin avec cette chronique dans laquelle j’adopte la métaphore de la course d’orientation. Ce serait aussi comme une mise en abîme, des compétences qu’il m’a fallu mobiliser pour le faire sans avoir ni craintes, ni angoisse ni peur. Les ‘Compétences pour la course d’orientation’ c’est ‘1/choisir des informations pour se déplacer efficacement – 2/courir en tout terrain – 3/ se déplacer seul (ou en groupe) au moyen d’une carte en restant calme et concentré pour vite retrouver le point de rendez-vous.’ https://entrainement-sportif.fr/course-orientation.htm .
Point de rendez-vous
Pour le 40 ième anniversaire de l’activité de l’association Grep, ce travail sur un des Parcours des trente années qui précèdent 2024, c’est un cadeau de ma part au Grep et à ses adhérents. Ce serait cela le point de rendez-vous .
Balises, code, pince de contrôle, carte, boussole
Pour pratiquer la course d’orientation il faut de l’endurance et quelques accessoires. Après le discours d’un invité pour participer, il y un débat et parfois des passages non enregistrés donc manquants pour l’édition cf p.296. L’échange entre les individus qui se croisent sur le terrain se fait avec des positions intriquées en forme de controverses. Les alentours de la citadelle pour cette course sont riches, denses, la végétation y est touffue. Tout cela aujourd’hui peut être éclairant pour juger du cheminement dans les parcours à venir du troisième millénaire. Le rétrospectif, c’est être en 1994 dans un environnement naturel en évolution très grave dans lequel on parle de l’avancée de l’Harmattan (le vent chaud) du Sahara (le sable apporté par le vent ) et du recul de la forêt, avec pas d’autre méthode que de replanter, reboiser. K.Y. p.300 La traçabilité entre les mots de l’un : Kofi Yamgnane, des autres: les auditrices, les auditeurs et des pages comme références me semble impossible. Cela ralentirait ma course. Je vais me contenter de signaler au lecteur d’aujourd’hui quelques balises et quelques accidents de terrain de ce que fut ce parcours d’hier.
Balises
Les balises doivent être visibles, à 1m, 1,50 m du sol placées le plus près de l’élément choisi , c’est la carte qui oblige de passer de ce que l’on voit à un code, la boussole au début n’est pas indispensable (cf B. Chauzi).
Des balises en voici quelques unes: « (…) aide positive au tiers-monde (…) repli communautaire (…) partager davantage ce que nous avons (…) renonciation d’un certain niveau de vie (…) fossé d’inégalité économique (…) quand l’homme a faim (…) quand l’homme a soif de liberté (…) fossé d’inégalité démocratique (…) quand l’homme a faim (…) les hommes partent, rien ne les arrête, ils viendront quoi qu’on fasse (…) La France a peur de l’immigration…mais elle aussi peur des réformes… de la ville…de l’Europe…Les Français ont peur du mouvement… p.297
Accidents de terrain
Relaté par K.Y. «Les français ont peur de la pratique démocratique de tous les jours» Suite à la création par K. Yamgnane d’un Conseil des Sages le journal Notre Temps, consacré aux personnes âgées, mène une enquête en posant cette question : ‘Est-ce que vous souhaiteriez avoir un Conseil des Sages sur votre commune?’ 77 % des personnes âgées ont répondu ‘Oui’ mais 67 % des maires interrogés ont répondu ‘non’ (rires) p.297
Relaté par un auditeur lequel a lu dans un journal à propos des «désastres, la destruction de l’environnement, la destruction de la forêt équatoriale, la destruction des hommes, des dangers pour le climat terrestre, l’érosion (Afrique, Océanie, Amérique du Sud) : ‘mais de quel droit les Européens , ou les pays industrialisés, nous font-ils la leçon ? C’est la seule ressource que nous ayons, qu’ils nous laissent exploiter nos richesses comme nous l’entendons’»p.299
K.Y. «On sait que quelques chefs d’états africains (et roitelets) ont actuellement en fortune personnelle l’équivalent de la dette de leur pays.On le sait.» p.305
Un auditeur constate sur le parcours : «la myopie d’une civilisation qui base tout sur le matériel » (…) des individus de plus en plus fragiles psychologiquement (…) ils ont des enfants de moins en moins solides psychologiquement qui vont avoir de plus en plus peur de l’autre (…)
Trophées
les trois premiers gagnants de cette course d’orientation, restés anonymes 30 ans après, auront pour cadeau des coupes pleines : de conscience, d’inconscient, de spiritualité.
Les autres participants auront chacun un lot de consolation sous forme d’enveloppes. Dans les petits packagings ils trouveront de la poudre à sniffer sorties des pharmacies pour les aider à mieux réfléchir aux ‘pouvoir de l’argent’ , ‘la rentabilité économique’ et ‘ nouveaux programmes du P.S. »
Provocation, mon auto-censure finale
Poudres magiques, poudres aux yeux, poudre de Perlimpinpin, pharmakon et ses dérivés, colères, lucidités, désarrois…Je n’écrirais sur rien de tout cela.
Final philosophique partagé sur la course d’orientation
Un auditeur : «1950 on faisait des dictées de Senghor et Aimé Césaire – 1980, Abidjan, j’ai dit, (…) est-ce qu’on ne peut pas faire quelques chose pour que l’école reprenne un peu le sens qu’elle avait avant ? Dans chaque école il y avait un jardin où le fils du gouverneur et le fils de l’ouvrier faisaient le jardinage ensemble . (…) le grand biologiste Jacques Ruffié, toulousain, est défenseur du métissage» p.307
K.Y. «(…) ‘presque tous les jours j’ai une conversation téléphonique’ (…) ‘arrêtez de massacrer les gens! Cela ne peut pas continuer. Vous êtes ridicules face au monde! Arrêtez !J’essaye de faire ce que je peux. Mais ce ne sont pas des gens qui sont commodes (rires) Ce faisant je prends même des risques pour moi, pour ma vie. Un avion qui tombe c’est vite fait.»p.307
L’auditeur précédent: «la philosophie occidentale elle-même nous enseigne que la vie est une continuité. Ce n’est pas parce que l’individu est mort que forcément on le raye du souvenir. »p.307
Prendre un azimut
K.Y. «Imaginons que les choses se calment et que les pays retrouvent un peu de paix et de sérénité»p.308
Rédaction garantie sans ‘chronométrie électronique’ ni ‘puce électronique au doigt’ comme ‘système de gestion des balises adapté’ @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 012-
T comme Thom René |1923 † 2002|
Sa biographie est consultable ici. Brièvement pour le blog, fils d’épicier, il est auteur de la théorie des Catastrophes et médaillé Fields. Pour le Grep dans le Parcours il est professeur honoraire à l’Institut des Hautes Études Scientifiques de Bures sur Yvette.
Le quantitatif et le qualitatif
Avec René Thom instructeur parachutiste après avoir pris contact à terre avec le matériel on plane dans les airs avec des objets concrets comme l’électron, puis avec d’autres un peu plus fantomatiques comme le photon. Nous travaillons des figures de haute voltige soutenus par les courants ascendants de considérations plus ou moins fumeuses, quoique ontologiques. Nous sommes initiés en soufflerie avec d’autres pratiquants chevronnés formés à la philosophie, la métaphysique disciplines costaud par excellence. Ce stage de parachutisme c’est pour lutter contre vertige.
Pratique du parachutisme
Ce serait un peu comme mettre les pieds dans le plat pour ne pas avoir peur de ce qui arrive après. C’est l’avant dernière expérience « athlétique » de « haut niveau » avant le saut dans l’inconnu avec Kofi Yamgnane Les raids précédents, sur Gaïa, notre planète , circulant à la vitesse moyenne de 29,78 km/s dans la voie Lactée nous ont aguerris et permis de maitriser successivement : les boues, la cacophonie, les torrents, les montagnes, la culture des épinards et des mensonges, les sports de combat féminins, après la recommandation du jeu de dames d’un prêtre, nous pouvons pratiquer le jeu du chat et de la souris.
«(…) Au début du XVII°siècle (…) notion nouvelle (…) les nombres sont réels (…) miracle (…) continuité ontologique de la pierre qui monte et qui descend (…) écriture des lois par des fonctions (…) critères (…) critères d’individuation des phénomènes (…) notre langue usuelle ne fait pas autre chose (…) Dans nos phrases nous avons toujours des êtres qui agissent sur d’autres êtres. » p.58
« Quand je dis : le chat mange la souris, on a effectivement un certain type d’interaction qualitative entre l’être «chat» et l’être «souris» qui se résume dans le fait topologique que le corps de la souris, à quelques détails près, disparaît dans le corps du chat. Il y a là une possibilité de former linguistiquement une considération qualitativement topologique» R.Thom p.58
Nous n’avons même pas encore mis le pied dans un Aéronef que nous voici dans le vif de sujets de prédilection porteurs de sens pour l’As du Parachute qui nous instruit : « la langue », le « langage »…
Baptême de l’air
Rien de tel qu’un bon saut pour vaincre la peur avec un bon équipement. Tête et buste enroulées, main sur le sac ventral, bonnes chaussures voici un premier roulé boulé sur la terre, nous touchons une première cible sans aucune difficulté. Cette cible est toujours là où l’avait posé Aristote sur un terrain bien engazonné, sécurisé par les fonctions analytiques. Les sauts suivants se feront tous sur des cibles historiques. Dans la carlingue sont embarqués des individus non seulement en très bonne condition physique mais aussi bien aptes au calcul qu’au saut dans l’espace. A leur actif nombreuses propulsions de pensée confirmées. Nous apercevons Descartes, Galilée, Kepler, Leibniz, Maxwell, Newton, etc. Avec ces gens là on progresse tant et si bien qu’on arrive vite à faire des figures freestyle. Attention ça pique, quand on atterrit car c’est souvent dans les broussailles épaisses et épineuses des statistiques. A force on s’y fait car l’instructeur nous parle aussi 3D, 4D, algorithmes, probabilités…
«(…) une fonction analytique a la propriété qu’elle s’engendre elle-même, un peu comme Cuvier, dit-on, était capable de reconstituer un animal fossile entier à partir d’un seul os (…) Comme toujours, on est allé de l’avant, sans trop se préoccuper si ça marchait ou non, et on a fabriqué des lois physiques considérables, qui ont donné tous les grands succès de la physique du XIX° siècle : les lois de la chaleur, les lois de l’électricité, les lois de Maxwell. Tout cela est sorti de l’analycité associée à quelques complications telles que le calcul tensoriel et les matrices, les spins en physique…» p.59
Les maths sont bien là, le quantitatif aussi, naïfs, nous sommes rassurés d’apprendre que : « La langue usuelle conserve des qualités qui lui permettent de véhiculer des idées de manière beaucoup plus efficace que l’emploi systématique de procédés de type statistique ou informatique.» p.61 (sic)
Action, Réaction.
Il faut le dire vite car c’est énorme, avec Thom instructeur nous ne ferons que sauter, sauter, et sauter encore. Je pense à un univers comme celui de Michaël Launay dans son Théorème du Parapluie mais avec Mary Poppins comme assistante lorsque René Thom parle mathématiques en invoquant le romantisme. «Tout ça montre qu’il y a eu, en liaison avec le romantisme et ses tendances, une certaine réaction contre le formalisme quantitatif.» p.61 Alors en fait, sauter en parachute avec les maths c’est toujours de plus en plus loin et depuis de plus en plus haut, voilà tout.
«Nomologie (…) lois fondées sur la statistiques (…) XX°siècle (…) l’informatique qui est apparue dans les années 50-60 repose sur les probabilités et le quantitatif. Beaucoup de gens considèrent ça comme un progrès considérable de la science. Personnellement j’en doute un peu.» p.60
Lors des sauts rétrospectifs avec René Thom, je retiens que ce qui semble inspirer des cohortes d’as de la chute de l’Ère du Vide, serait le matériel des mots clés qui favorise une meilleure fuite en avant :
« (…) simulation (…) l’idée centrale à ne pas considérer non pas un mouvement unique, mais la totalité des mouvements. (…) graphique (…) espaces fibrés ou feuilletés (…) étudier le paysage global constitué par l’ensemble des trajectoires (…) »
Quid de la théorie des Catastrophes
Simplement, humblement ce serait : «(…) une technique permettant de visualiser par des méthodes algébriques ou analytiques des concepts qui sortent du langage ordinaire ». p.63 Toutefois pour René Thom ce serait assorti d’une hypothèse venant de Riemann* que l’instructeur nous invite à partager elle tourne autour de nos facultés de représentation. « dans cette idée , que je trouve moi-même extraordinaire: «Quand nous pensons une pensée, la signification de cette pensée n’est autre que la forme du processus neuro-physiologique sous-jacent » p.65 Cela est dit à la fin du stage et que l’instructeur nous livrant ses considérations nous dit qu’il serait heureux de savoir ce que cela pourrait nous suggérer. (Sic)
* Riemann fonde la géométrie riemannienne qui servira de cadre mathématique à la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein
Dernier vol dernier saut
Comment cela s’est passé. Retour sur la tarmac avec parmi les invités de marque, le biologiste Jacques Viret, Aiôn & Chronos. Un groupe sautera tandis que l’autre non. Puis avant ce dernier saut on rira beaucoup dans l’habitacle. Les super héros du jour ce sont Henri Poincaré, Jean Perrin, Kant arrivé là par raccroc p.70, pour Leibniz c’est le retour, pour Hausdorff*, après l’oubli aussi, Riemann est un habitué… Ceux qui ne sautent pas interviewent ceux qui vont sauter. Les échanges sont passionnants. Dans l’habitacle une équipière voit du cousinage p.71 entre Benoit Mandelbrot dans sa tenue de Théorie des Fractals et René Thom dans sa tenue de Théorie des Catastrophes. Coincés près de la porte du cockpit il y a Jacques Lacan qui ne dit rien. René Thom lui envoie une formule de son petit stock de maximes secrètes:
– R.Thom /«Ce qui limite le vrai, ce n’est pas le faux , c’est l’insignifiant»
– J.Lacan / «Ah, cela me retient cela me retient ! » (rires)
Proche du moment de la chute libre de ce dernier vol et de la porte encore verrouillée, Salvador Dali bien que dans un triste état fait tout de même une forte impression à René Thom p.71 L’aéronef passe quelques turbulences, tout le monde est secoué, les questions fusent…
«(…) vos notions de deux temps et l’équilibre entre les deux temps (…) le temps où il ne se passe rien, le temps immobile, et puis le temps actif (…) votre notion d’équilibre puisque le logos se trouve dans une zone étroite ( …) notion de virtuel (…) son parallèle dans votre notion de temps différent (…) je ne vois pas très bien le rapport (…) il y a déséquilibre (…) un équilibre peut se former dans une zone étroite qui est celle de notre pensée, de notre compréhension (…) mais la question du virtuel (…)«
– l’équipier Manuel Samuelidès à René Thom / «Les probabilités et les statistiques, c’est quand même deux choses qui ne sont pas exactement similaires.»
– Réponse de René Thom / «Peut-être mais j’ai un peu trop tendance à juger les premières d’après les secondes » (rires)
– Un membre d’équipage à René Thom / «Si vous me permettez une question de béotien. Vous avez dit dans votre exposé qu’en 1800 on avait découvert les nombres complexes. Où étaient-ils avant 1800 ? (rires) Ou si voulez, quelle est pour vous la nature de l’être mathématique ? «
– René Thom / «Ils étaient tous dans le virtuel, dirait Madame. « (rires)
* Hausdorff c’est la «notion de dimension». Sous le nazisme Hausdorff se suicide avec sa femme p.72 ; Sur wikipedia il est considéré comme l’un des fondateurs de la topologie moderne, il contribua aussi significativement à la théorie des ensembles, à la théorie de la mesure et à l’analyse fonctionnelle.
Rédigé sans recours à l’IA comme rédacteur, mais avec le concours d’un livre et de Wikipedia @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 011 –
C comme Schwartz Bertrand |1919 † 2016|
«Tout d’abord, je suis un homme de terrain. Je vais encore aujourd’hui une à deux fois par semaine sur le terrain. Je suis de ceux qui pensent que nous vivons dans une société sans écoute et que c’est pourtant en écoutant que l’on comprend les choses.» B.S.p.12
«Je faisais avant-hier une conférence et je disais: « Je viens vous parler au nom de centaines de personnes, ce qui me rend un peu moins pénible le fait que je sois seul en face de vous. Il y a derrière moi des centaines de personnes. Vous les voyez je l’espère».» B.S.p.12
La blogueuse
Copier, coller, remplacer, encadrer, insérer, déplacer, associer, lister … Un mot, un signe, une ponctuation, une lettre, un accord, un segment de phrase, une phrase… SANS TRAHIR le sens. OU PARFOIS recopier tel quel. Un combat avec soi-même, la machine, le papier, la gomme, le crayon, le temps.
Christine Costesèque
Professeur émérite de l’Université, je présente Bertrand Schwartz ainsi : «C’est le croisé de la lutte contre l’exclusion» et c’est ce que disait un des directeurs de la Mission «Nouvelles Qualifications» il ajoutait «La formule est guerrière, mais les enjeux économiques et sociaux sont considérables, donc il nous faut ce croisé». p.11
La blogueuse
Je baisse la garde face à cette chronique pour en faire un «atelier d’écriture» comme les précédentes. Beaucoup trop d’images dans mes pensées. Dans ma tête sous mon heaume les tournois, les joutes des XII°siècles et suivants, ceux des carrousels du XIX°. Vous qui lisez prenez cette fois au moins, votre temps. C’est une occasion de ré-écouter au porte-voix un certain Georges Duby dans le Cours de l’Histoire sur France Culture.
La blogueuse maîtresse des Mots Clés
Les mots-clés ce sont les arcanes des joutes, tournois, combats, luttes, et jeux de ce troisième millénaire…Des Jeux «peut-être» de dupes! Mais oui! Mais non! Je préfère «peut-être»! Le pire n’est jamais certain! Ci-dessous un florilège possible {parmi tant d’autres} du package d’une des conférences/joutes oratoires de la saison 1993-1994 du Grep. Faire vite, c’est manquer au devoir de la traçabilité d’absolument tout ce qui renvoie à des pages, mais c’est dire tout de même quelque chose sur le thème choisi du jour du tournois.
LA FORMATION: UNE INVITATION PERMANENTE
« (…) Mission «Nouvelles Qualifications» (…) CAP (…) «Unités (…) «opération «Nouvelles Qualifications-Insertion qualifiante des jeunes».» (…) ANPE (…) GRETA(…)Nous sommes un pays cartésien (…) Descartes nous a fait beaucoup de mal (rires) (…) ne pas chercher deux choses en même temps (…) réfléchir sur les démarches des nouveaux métiers et les démarches de la formation (…) On ne va pas faire les deux à la fois, c’est l’un ou l’autre, c’est de la folie!» Ça c’est Descartes…p. 14 (…) On a, après mon départ, parlé de «squelette-métier» P.15 (…) association «Moderniser sans exclure» (…) coordonnateur, tuteur, formateur, chef, tâche, trinôme, questionnaire, refus de répondre, organisation, splendide consensus, ingénieur, responsable, entreprise, prestige, pédagogie du dysfonctionnement, déculpabiliser, valoriser, responsabiliser, qualifier, chaînes de conditionnement, 350 milliards de francs dépensés pour le chômage, 80 milliards pour la formation, entreprises citoyennes, valeurs, identité, mobilisation sur l’envie, l’envie du savoir, arrivée, arrivent des machines complexes…»
Automobile, coup d’œil sur atelier «mastic»
«L’atelier de montage, est un atelier assez terrifiant, car c’est 300 ouvriers les uns derrière les autres, qui ont chacun une minute vingt pour mettre chacun trois pièces.» p.23
Coup d’œil sur Machine
«(…) la machine produit beaucoup plus vite, elle n’a pas d’état d’âme, pas de maternité (…) les machines produisent des dysfonctionnements entre les machines (…) tout ça c’est global (…) changer le regard qu’on porte sur les autres (…) la dernière statistique des contrats fragiles (…) j’ai bientôt soixante-quinze ans, et quand je regarde les choses que j’ai faites depuis cinquante-cinq ans, elles ont toutes été détruites p.13 (…)»
Le mot de la fin du tournois
«J’ai une proposition: c’est de remplacer le mot «savoir-être» par «savoir-comment-on-devient» (…) En plus le savoir-être est pris comme un comportement industriel.» p.49
Sans I.A. mais avec parenthèses @ +MFB
Chroniques Biblio Grep – 010 –
De la Mixité à la Parité
Sur la planète Gaïa, grosso modo, bon an mal an, depuis qu’on a dans l’idée de compter tout ce qui bouge, une évaluation proportionnelle de 50% peut être adoptée quant à la présence de ce spécimen de type homo sapiens sapiens de sexe féminin, dit, femme. Indubitablement, concernant cette femme, il serait bon de savoir ce qu’il en est de son parcours depuis son apparition en tant qu’avenir et/ou ustensile de l’homme. Entre autres états, de fait, le ventre de la femme fut prolifique pour l’humanité, laquelle aujourd’hui semble proche des 8 milliards d’individus tous sexes confondus.En un autre temps, en France, cette femme commence juste, en tant que femme, à être sujet officiel d’observations universitaires. En 1986, Le Ministère du Droit des Femmes et le Ministère de l’Éducation Nationale ont créé quatre postes. Marie France Brive à Toulouse occupe le premier poste d’Histoire pour émettre avec ses collègues du discours sur la femme en ses multiples conditions.
«Le Féminisme, disait M.F. Brive, suppose une conscience féministe. Pour les femmes, il suppose aussi une conscience de femme. Toute personne, homme ou femme, peut être féministe, mais seule une femme peut avoir une conscience de femme.» p.118
G comme Gaspard Françoise
Ce discours de M.F. Brive récemment disparue suite à une longue maladie, est relayé par Jacqueline Martin membre de l’Équipe Simone, laquelle en ce temps là est partenaire du Grep. Elle présente Françoise Gaspard qui la remplace. La conférencière de ce jour là est historienne, sociologue, ancienne Maire de Dreux, ancienne Député. Remarquons, dans la publication, Député porte une majuscule mais est sans « e » à la fin.
Pourquoi ce sujet là ? Début du Débat…
«Une auditrice – Je m’étonne que pour une conférence voulant traiter de la parité nous ayons une tribune uniquement féminine! (rires et applaudissements.»
«Jacqueline Martin – Pour une fois que ça arrive ! C’était pour changer un peu, justement. Sur 89 intervenants au GREP depuis bientôt dix ans, il y a eu seulement cinq femmes…»
«Un auditeur – Dans sa conférence il y a quelques semaines, Régis Debray nous a expliqué que les hommes politiques n’avaient pas de pouvoir(s) réel(s), qu’ils ne faisaient qu’utiliser les attributs du pouvoir. (…) Alors pourquoi avez-vous choisi ce créneau prioritairement et qu’est-ce que vous comptez y faire?»
Le Corps Féminin corpus d’observations
«La République, c’est une devise, et cette devise n’est pas neutre. Liberté, égalité…Mais c’est quoi ce mot de Fraternité ? (…) comme Droits de l’Homme (…) il sonne comme quelque de chose de neutre.» F.Gaspard p.129
«Comment résister à ce véritable pilonnage mental ou imaginaire, que doublent les lois, pour renvoyer les femmes à la non-existence politique? Il y a là un héritage historique et idéologique qui participe négativement à la formation d’une conscience des femmes»M.F. Brive p.119
Rien de tel, pour rafraîchir nos mémoires ou aiguiser quelques unes des facultés de notre intellect secoué en permanence par le chant des Sirènes de la Com que de relire ce Parcours comme un compte-rendu d’un 1erFestival du Féminisme Sport de Combat. Que de stands à revisiter pour les Grepiennes et les Grepiens d’aujourd’hui qui ont toujours autant de difficultés à réfléchir ensemble au point d’en avoir fait leur devise !
Le stand de ce qui s’apparente à de la sociologie expose les traces bourgeoises de la révolution française, laquelle laisse les femmes hystériques et/ou hystérisées sur le bord de la route. Sur les stands de la Linguistique et de la Sémiotique comme Sciences Humaines, on peut goûter à toutes sortes de vœux pieux pétris de slogans frelatés (Fraternité) et aromatisés d’images kitsch (Marianne, image d’Épinal). C’est ainsi que les premières recherches des historiennes, habituées à faire le ménage, vont nettoyer dans les coins des placards avec de nouveaux chiffons rouges . Il y a tout plein de buvettes au sein des stands de l’émergence de la parité pp.120/122, l’épuisement des femmes pp.122/124, le renouveau du mouvement des femmes pp.124/126, la condition des femmes s’est beaucoup améliorée mais beaucoup reste à faire pp.126/128, le mouvement actuel des femmes et la politique pp.128/131, Développement de l’idée de parité pp. 131/134. Au fond des espaces qui leurs sont réservés sous des tentes, qui n’étaient pas alors sous un soleil brûlant, il y a des banderoles. Côté histoire, celle de la révolution : on lit «On ne peut pas ignorer que des femmes ont voté pour les États généraux de 1789 et qu’elles se sont vues priver de vote par la suite.» Côté histoire de la langue on constate : «L’entrée des femmes dans la citoyenneté, il y a cinquante ans, n’a pas remis en question la devise républicaine.»
Allez les filles
En 1992, messieurs Establet & Baudelot scandent ce titre un peu comme un encouragement. Ce sont des pères qui s’adressent à leurs filles en quelque sorte. Le succès de cette production éditoriale s’appuie toutefois sur le dos de la figure de la femme. Aujourd’hui transitions et/ou métamorphoses ainsi que nouvelles préoccupations et/ou dévoilements nous poussent dans des retranchements inattendus, hors du festival. Car sans plus de sexe masculin ni même féminin, mais avec un concept de «genre» dont la démultiplication se propage à grande vitesse, les géométries des petites boites à humains sont très variables. De la boite de Pandore type LGBT & Cie, à l’Eurovision 2024, nous les humains, sommes soumis à des kyrielles d’opérations politicos-communicationnelles d’un gigantisme universel. C’est non plus par la grâce d’un « certain » nombre d’antennes paraboliques clandestines * mais par la voie de millions de millions de connexions à des réseaux sociaux, « techniquement inconscients » puisque pilotés par des machines.
* Chroniques Biblio Grep – 006 – cf B.Badie dans le Blog du Grep → https://grepmp.net/?s=Bertrand+Badie+
Le temps de la femme courre toujours
Alors dans une République de frères, comme un fratriarcat, pp.129, Quid de la Temporalité dans lequel s’inscrivent les sports de combat des femmes, de la course de fond, au saut de haies, du jeu à 4 sur de la terre battue, jusqu’au triathlon jeune discipline – pour tous – aux J.O. depuis 1974, soit 1/2 siècle à peine., etc. Quid de la conscience féministe des femmes comme de celles des hommes, pataugeant dans l’hégémonie du genre. Grand coup de balai dans les sexes omniprésents via les opérations Me Too en milieux culturels, hospitaliers, politiques, religieux. La nouvelle donne à l’Assemblée Nationale et dans les autres assemblées et régimes plus ou moins autoritaires des autres pays du monde entier est à suivre de très près. Trente ans après, avec quelle forme/type de conscience peut-on le faire ? Quant à faire de la prospective en 2024 sur l’avenir de la démocratie en France, ne faut-il pas enfin admettre avec « la » Françoise Gaspard d’il y a trente ans, que «symboliquement les femmes ne seront jamais les «frères» des « hommes » c’est à dire que « le Contrat Social est avant tout un contrat sexuel et un contrat entre hommes« .
En 1994 «Là où la démocratie surgit des décombres du totalitarisme, le nombre de femmes élues s’effondre.» – «Ce que l’on nomme la parité : une égalité parfaite dans la représentation, une égalité qui pas représentée comme un objectif utopique, mais une nécessité pour la cogestion de la République, pour la réalisation de la démocratie, et, au-delà, pour le devenir de la planète. » p.131
Avec « son sexe biologique qui lui a valu exclusion…» la vache ne saurait plus retrouver son veau dans une étable bourrée d’adjuvants techniques, de drogues dures, de technosciences et des débris des guerres qui l’entoure.
Éloge de la discrimination
Savoir comment maintenir la conscience au milieu des injonctions prophétiques des dérivés et dérives du capitalisme, lequel étant l’ingénierie d’un corps social mondialisé, instrumentalise tout ce qu’il touche, est une actualité qui brûle, celle ou celui qui s’y frotte. Discriminer, oui, mais pour penser ce qui arrive à l’humanité piégée toute entière.
Combat (s) pour l’avenir
L’expression sur le combat des femmes, c’était durant la saison 1993/1994 dans le Parcours du Grep, ailleurs un peu plus tard en mars 2005 on peut lire un article « Au Kerala des femmes contre Coca-Cola » de SHIVA Vandana sur europe-solidaire.org . Puis publié le 21/06/2019 à 14:45 quatorze ans plus tard publié par Sofiane Zaizoune on peut lire : Des femmes sont poussées à se faire retirer l’utérus pour travailler plus. C’est dans les champs de canne à sucre et c’est en Inde. Il y a des femmes stérilisées de force pour travailler plus dans les champs de plantes destinées à l’entreprise Coca Cola (entendu Radio France mai 2024) ou écouter le podcast la régression des droits de l’Homme – Amnesty International https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/un-jour-dans-le-monde – avril 2024 « c’est extrêmement grave « dixit l’interviewée Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International » (…) On met de l’I.A. pour surveiller les Jeux Olympiques (…) les élections (…) mais on ne contrôle et on ne régule pas (…) ni les Big Tech, ni les Plate-formes (…)
1993/1994 fin de l’intervention au Grep de Françoise Gaspard p. 154 » (…) il y aurait autant de femmes que d’hommes dans le monde (…) je demande à vérifier pays par pays (…) on tue les petites filles (…) on stérilise les femmes sans leur demander leur avis (…) Notre combat ce n’est pas un luxe, ce n’est pas un gadget : c’est véritablement un combat pour l’avenir de l’humanité. » (applaudissements) p.154
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Chroniques Biblio Grep – 009 –
D comme Drewerman Eugen
«Aujourd’hui nous parlons d’un philosophe de la Renaissance, mais en fait nous parlons de nous-mêmes et de la place que nous occupons dans le monde.» E. Drewerman p.260
Le Testament d’un Hérétique: vie de Giordano Bruno
Un prêtre faisant parler un hérétique serait un scandale parmi d’autres.Voilà pour «l’intro» page 260 de Jean Mouttapa. * Celle du prêtre en question invite au slalom sur un long parcours débutant à Toulouse en 1580. Le rétro pédalage est de taille et le cœur des hommes faudra l’avoir bien accroché dans la descente éclair organisée par les fanions.
*Directeur de collection Albin Michel et éditeur du Testament d’un Hérétique
Succession de virages
Les petits drapeaux vibrent au sommet des piquets de couleur marquant chaque porte : brûlé vif, assassinat, extermination du souvenir, expérience mystique, propos et exclusions des églises, dogmes des religions, Inquisition, lois mathématiques, Mouvement de la Terre, cachotteries, révélations, manifestations de Dieu, Pardon, prières et sentences de Pape, éthique, paramètre**, orgueil humain, peur… Dans un monde totalitaire, il est dangereux d’être poète, dit Drewerman. Vous qui prononcez contre moi cette sentence, vous avez peut-être plus peur que moi qui la subis, dit Giordano Bruno page 270. Lisez demain matin le journal et demandez-vous comment vous allez arriver à supporter tout ce que vous lisez.E.D. p.274 Pour vous divertir retournez voir ce slalom qui se passe à Nazareth. Pentes abruptes scintillantes, la poudreuse est bien damée : amour contre violence, tendresse contre haine, et antidote déterminante à considérer comme la foi avec affirmation(s) suffisante(s) pour notre propre durée de vie et sans doute aussi pour la durée de vie de l’homo sapiens sapiens.E.D. p.275.
** une éthique qui utilise comme paramètre l’homme p.265
Parcours Spectaculaire
On voit les dossards mais on n’entends pas les « formules toutes faites récitées par les participants pour être identifiés (catholiques, protestants) ». La question religieuse du jour, pour celui qui nous entraine à passer la ligne d’arrivée, si possible « premiers », est : « Ce qui est important, est de savoir comment nous vivrons, en tant qu’êtres humains, dans les trente prochaines années. » E.D. p.275.
Vitesse et derniers fanions
Les trente prochaines années(sic) sont passées, un slalom est un challenge qui se déroule vite. A nous de revivre ces instants comme ceux éternels d’une actualité qui n’en finit pas d’exister. Les derniers petits drapeaux ont les couleurs du mystère de la psyché humaine, de l’écologie, du respect des animaux, de la psychanalyse, de la femme trompée, du mari «oiseau migrateur» (rires) … La foule massée de part et d’autre de la ligne d’arrivée acclame plusieurs fois ce concurrent par le rire. (…) nul ne mérite de rencontrer une femme s’il n’a pas déjà appris à se montrer tendre et affectueux avec les animaux (rires) d’ailleurs, depuis Adam & Eve, l’amour n’arrêterait pas de se manifester ainsi: On commence par appeler sa bien-aimée «mon petit lapin, ma petite colombe» (rires). E.D. p.276 . Je dialogue en semi-liberté avec les auteurs que je lis, avec la mémoire du Grep, je suis à la trace les rires d’antan ; ainsi pour moi, la blogueuse époque 2024, de décider de mettre les traces de certains rires en gras en 2024.
De la Ligne d’Arrivée à la Tribune
A la fin de ce challenge glissant, je pense contemporain en relisant cette prestation. Au-delà de l’abîme creusée par le Temps qui s’accélère, devenue Montagne à déplacer – Balance ton Porc 2021, Me Too 2017/2024 – tout comme pour changer nos récentes habitudes Homme/Machine, je m’interroge sur le public. Fut-il bien diverti ce jour là dans ce théâtre là, au fil de ses émotions sans trop de risques de commotion ? Un auditoire c’est tour à tour rebelle, séduit, exalté, confiant ou pas, dans une annonce, telle que celle des métissages et rapprochements entre : animal/femme/fabrique/ fabrication/ univers/ dieux… entretenus par… des blagues de rabbin pour certaines…Le train, le téléphone… Les mots de la Fin, du conférencier me semblent aveu naïf et, sibyllin de fait, lorsqu’il reconnait n’avoir pas traité de la question du bien et du mal – sans majuscules – et convie l’assemblée à participer de la transformation – qui serait en train de s’accomplir – en « jouant aux dames ».
Sans IA, @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 008 –
D comme Debray Régis
« Il est bon de prendre la mesure de ces glissades, de ces dérapages, et même de ces perversions pour avoir une certaine capacité d’affranchissement qui commence par la lucidité. » p.94
De l’État éducateur à l’État séducteur
Après, boues, cacophonie et clarification que voici maintenant des Réalités bien Augmentées de beaux discours. Celui du quatrième coach qui se présente à nous, spécialiste de la varappe , poussent vers des zones d’avalanches, non pas de pierres mais d’aphorismes. Il sera essentiel ce jour là, de se trouver en bonne condition physique et mentale.
Retour vers le futur, la parabole de la varappe
Les propos de Régis Debray1 nous entrainent sur des parois rocheuses à la verticale. Nous voici en 1953 avec l’association dite « Gens d’Images». p.81 Avec cette institution loi 1901, nous sommes au cœur de la Presse et de ce quoi elle s’est faite : Texte au service de l’Image versus Image au service du Texte. Nous voilà accrochés à la roche à devoir exécuter des pas de côté sur des parois abruptes. Que doit-on défendre, de l’un ou l’autre de ces artefacts, hormis sa peau ? Il s’agit peut-être bien de s’entrainer à tout sauver à la fois, Peau,Texte, Image, pour trouver le juste équilibre permettant d’échapper à la chute. A pencher le Regard vers le fond, seul le ravin semble visible. Chaque déplacement est prouesse technique suivi de soupir(s) symbolique(s). L’épreuve promet d’être rude. Les consignes sont : 1/ bien regarder où l’on met les pieds et les mains 2/ Se souvenir de ce qu’il ne faut pas faire 3/ ajuster son matériel 4/ vérifier si on tient une bonne prise 5/prendre son temps. Toutes ces consignes peuvent être assorties de bien d’autres, lesquelles ont chacune une histoire pouvant aider à l’examen de situations inédites. Voici comment, avec le coach Régis, on peut, en suspens mais assuré par la cordée, se mettre à penser à la mauvaise réputation du pouvoir comme lieu d’impuissance maximale p.83
Mise en condition médiatique
Pourquoi se souvenir d’un tournant malencontreux sur un flanc rocheux d’une horreur absolue. Nous sommes avec une ressortissante du Koweit qui fait un témoignage qui bouleverse toute l’Amérique – et bien au-delà – elle a un but (inavoué) c’est comment « Vendre une guerre » autrement dit en anglais «To Sell a War». Pour cela elle – toujours la ressortissante koweïtienne – va grimper de bloc en bloc avec du très bon équipement entrainant avec elle dans l’escalade une fraction non négligeable de sportifs et leur matériel. Ils progresseront à sa suite le long de la paroi jusque vers le relief – de type structure artificielle – en toute et totale confiance.
« En six mois il y a eu une campagne d’opinion et de mise en condition médiatique de l’opinion aux Etats-Unis. Le tournant a eu lieu devant la Commission des Droits de l’Homme du Congrès. (…) Elle – la ressortissante koweïtienne – dit avoir vu de ses yeux vingt-deux bébés sortis des couveuses d’un hôpital par la soldatesque irakienne et jetés à terre. Elle le disait avec des larmes. Ça a commotionné tous les politiques américains. (…) C’était la fille de l’ambassadeur du Koweit aux U.S.A (…) une mise en scène montée de toutes pièces (…) intérêts pétroliers (…) millions de dollars (…) Agence de communication (…) enquête sur place (…) rien ne s’était passé dans l’hôpital en question.« p.83
Gouverner c’est communiquer
« Hitler était un grand communicateur » – ce rappel est le signe que le «médiologue»* pointe déjà son nez sous le capuchon du moine philosophe en train de nous initier à la grimpe. Il nous dit qu’on a changé d’univers technique, et donc d’univers culturel avec l’introduction des grands moyens de diffusion d’images. Il y aurait politique là où il y a langage, et/mais, lorsque le langage s’arrête, c’est à dire lorsqu’on cesse de discuter, échanger, exposer de façon discursive, expliquer une décision…c’est fini… On n’est plus vraiment dans l’ordre du politique mais dans l’ordre des émotions. « Et cette façon de faire du non-politique est sans doute la façon de demain, c’est à dire la façon qui s’annonce ». La nuit tombe brutalement sur la paroi rocheuse, lorsque la lampe frontale du coach éclaire les ultimes dangers de l’itinéraire. Pour s’en sauver du mieux possible, sans en mourir ou devenir rescapé d’un terrible accident, mieux vaut savoir qu’on ne peut pas demander à des instruments de diffusion de remplacer des instruments de formation. p.88-89
* Dernier trimestre 2004, nouvelle parution et apparition dans la Presse du N°1 de la Revue Médium –Transmettre pour innover – Éditions BABYLONE, directeur Régis Debray, soit 10 ans après cette affirmation.
Mais…
Effet système, la vidéosphère étant une sorte de bouclage sur soi, pour poursuivre l’ascension la recommandation de l’entraineur de ce jour de cette fabuleuse expérience en haute altitude : » (…) ce n’est pas dans l’ignorance que l’on trouve les voies de la liberté ».
Ma conclusion : toute paroi il faut la regarder bien en face si possible dans le relief de ses aspérités.
Un des éléments de la Traçabilité de cette rédaction : une Garantie sans IA – @+ MFB
Chroniques Biblio Grep – 007 –
C comme Comte-Sponville André
« Il y a vingt ans nous faisions volontiers profession d’immoralisme. La moralité était pour nous une vieille lune dépassée. (…) Si nous prétendions ainsi nous passer de morale, c’est qu’en vérité, nous semblait-il, la politique en tenait lieu. » pp.199-200
Éthique, Morale et Politique
Après les boues à traiter avec Auriol, le raid dans la cacophonie avec Badie, nous sommes en cohortes serrées dans un champ d’épinards à défricher avec un chef d’équipe nommé Comte-Sponville. De suite ce jour là, il nous fait marcher à reculons. Nous voilà penchés vers l’arrière, besace sur le dos, en 1974 , à trier le bon grain de l’ivraie pour glaner quelques comestibles. Tout change, nous serions passés de l’idéologie du Tout-politique à l’idéologie du Tout-morale, peut-être « invention de journaliste« …C’est la « génération morale » , « la morale est tout« , c’est « le retour à la morale« . Depuis 15 ans ce philosophe instructeur, pour débroussailler ces sujets, nous informe, avoir – « retourné sa veste » – pour devenir spécialisé en « clarification« . Nous sommes, là, en tenue de campagne, les bottes dans la gadoue, le nez au vent, à apprendre comment « nous serions passés d’une erreur à une autre ».
Du mensonge et des épinards
Nous voilà à être initiés ipso facto par l’exemple : (…) votre petit garçon vous dit (…) « Je ne veux pas d’épinards, les épinards c’est mal ! » (…) Vous lui répondez : « Tu ne peux pas dire ça. Tu peux dire à la rigueur que les épinards c’est mauvais – ce qui veut dire, en vérité, que tu n’aimes pas ça. » (…) 15 jours plus tard , surpris en flagrant délit de mensonge , vous lui expliquez qu’il ne faut pas mentir. Il répond : « Tu as raison le mensonge c’est mauvais. » (…) Vous lui affirmez : « Ah non, tu ne peux pas dire ça : le mensonge ce n’est pas comme les épinards, ce n’est pas une question de goût, le mensonge c’est mal. » p.202
Aborder des limites
Dans ce champ, lequel, ne fut jamais laissé véritablement en jachère depuis la nuit des temps de la philosophie, tout ce qui suivra sera autour des questions de « distinction« , « langage« , « différence« …Sous un soleil de plomb, dans l’air bruissant d’insectes nous serons bientôt rejoints par plusieurs petits propriétaires terriens sous la houlette desquels nous serons amenés à faire de meilleures distinctions entre des herbages d’apparence semblable, ce sont ceux que l’on nomme parfois, indifféremment, éthique et/ou morale, tant ils se ressemblent. Viendront à la rescousse Deleuze s’appuyant sur Nietzsche suivi de Marcel Conche lesquels seront bientôt rejoints par Spinoza (le sage) et Kant (le saint). Ce dernier arrivé au gré d’une météo changeante oscillant entre le Bien et le Mal, nous sensibilisera aux impératifs tour à tour catégoriques ou hypothétiques. Nos paniers alourdis de « vertus », « devoirs », « désirs », « normes » et « commandements » nous commencions à nous sentir fourbus par la cueillette, lorsque, derrière la haie d’arbustes à bais, de type autochtones, est apparu Rousseau. Envahie d’oiseaux la haie chantait.
Le Pouvoir, la Politique, leurres et usages
Mais un vent mauvais et tourbillonnant nous amènera la poussière des semailles des riverains proches de nos ébats agricoles. Un brouillard de mots nous masquaient peut-être bien l’essentiel : « ce que le mot morale cachait de l’éthique était comme un cache-sexe ou paradoxalement un cache-vertu. » En 1994, « (…) tout le monde a le mot éthique à la bouche : IBM, Thompson, AGF, BNP, Crédit Lyonnais… » et c’était comme une preuve que, tout ce qui semblerait « possible » serait « fait » , comme le disait alors Testart rajoutant : (…) « que plus que jamais ce possible est effrayant » (…) p.212. Ainsi le temps était venu, en 1994, que nous prenions conscience de la présence du « spectre du salaud légaliste » qui surgissant des hautes herbes urticantes, nous questionnait alors sur « les limites du Pouvoir et de l’ordre juridico-politique« (…) p.213 Aujourd’hui 2024, serait-il ou non vaquant pour aider à évaluer et assigner des limites au(x) pouvoir(s) des Techno-sciences, ce serait à suivre…
Autrement dit, il n’y a pas de limites démocratiques à la démocratie, pas plus qu’il n’y a de limites techno-scientifiques aux techno-sciences. » p.214
Conclusion
Les deux mots de la fin de la présentation de vingt et une pages sont « amour et courage » p.220 – Le débat de trente-six pages conclut ainsi : ne pas « sacrifier aux utopies qui font du mal », « cesser de rêver la politique » et « arrêter de lui demander ce qu’elle ne peut pas faire ». p.256
Rédaction certifiée sans IA @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 006 –
B comme Badie Bertrand 1
Une fois que nous sommes munis du mode d’emploi estampillé Auriol pour la gestion des boues, un nouveau coach intellectuel de haut niveau nous arme de pagaïes pour un raid sans concessions. Nous voici au bord d’un gouffre qui ouvre sur des rapides.
«Nouvel Ordre ou nouveau Désordre mondial»
«(…) désigne une idéologie (…) Chaque décennie l’histoire semble prendre fin et elle redémarre de plus belle (…) Je crois que nous sommes dans un monde dangereux, ça je crois que tout le monde le sait et tout le monde le perçoit. (…) il n’y a plus de code (…) ordre illusoire (…) désordre certain.2 »
D’illusion(s) en fiction(s) parodie d’un raid
C’est parti dans l’essor fulgurant des réseaux transnationaux, leur force est vraiment étonnante!3 Nous voilà en train de pagayer allègrement dans l’inquiétude et les difficultés des Grandes Ruptures, de la Mondialisation, de la Fin de la Bipolarité et de ses Conséquences en passant par la Crise de l’État-Nation, ce sont les Grandes Caractéristiques du Monde actuel. Surtout pas d’accablement au rendez-vous de ce parcours sportif car toujours plus de pugnacité sera nécessaire. Dans les relations internationales modernes, attention aux failles, ruptures, lézardes qui risquent de les mettre en échec. Prudence dans les méandres du parcours tumultueux de l’illusion, laquelle, a tenu dix ans, quinze ans4, que le cadre stato-national allait pouvoir pénétrer réellement les sociétés extra-occidentales…Car ce cadre n’est plus…
Interdépendances des équipages
Nous passons dans des remous engendrés sur la souveraineté, par, la mobilité de la communication. Sur les rives, nous visualisons des antennes paraboliques plus ou moins clandestines, nous évaluons au passage, la perte de contrôle des États sur les réseaux culturels face à la diffusion des images et des messages. Hirsutes et ruisselants face à la prolifération d’espaces sociaux qui ne sont contrôlés par personne, on rame avec force 5 nous savons que nous appartenons à un monde qui a des biens et des intérêts communs : l’atmosphère, l’équilibre écologique (…) ceci relève des besoins de tous6 Nous franchissons aveuglés par les bulles, des murs ruisselants d’interdépendances évidentes, comme ivres dans le fracas des trous d’eau suivis des trous d’air, nous suivons le fil du cours d’eau, Communauté d’intérêt, belle idée de patrimoine commun d’humanité. Pas de bivouac en vue ! Il faut pagayer encore et encore, le feu de camp du Club de Rome s’est éteint… Dans le canyon que nous empruntons avec Bertrand Badie, « Grands » et « petits dragons » sont aux aguets. Nous surfons du Maghreb à la Sibérie, progressons vers l’Asie jusqu’au Japon sans faire de halte, puis juste un coup d’œil sur les états colombiens, boliviens, brésiliens, là, nos embarcations bondissent sur la prolifération d’espaces sociaux qui ne sont contrôlés par personne, nous voilà frémissants de gouttes de sueurs froides à imaginer ramer encore et encore, sur une scène internationale avec 4, 5, 6 milliards d’acteurs !
Questions occidentales et européennes
L’arrivée sur berge est sans pause. Seul réconfort délivré par le coach, une gorgée de grammaire occidentale de la marque sociologique et « Ethiquable » Max Weber. Ainsi de la citation qui suit qui déclenche des rires. C’est une « joke » sur les 3 points acquis grâce à elle par les étudiants au temps où le coach Bertrand Badie étudiait le monde à l’Université.
« Qu’est- ce que l’État? C’est le groupement politique de domination qui revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime sur un territoire donné.»7(rires)
C’est dans le vide et l’incertitude8 que le raid aquatique s’achève à grands coups de rame dans un «incroyable exercice de cartographie» rappelant que «simplifier les contours territoriaux, cela s’appelle de l’épuration ethnique 9». Kayaks et canoës, au fond de cette gorge, sont dans la «cacophonie du monde» baignant dans beaucoup de vapeurs dues à l’éveil et la prolifération des identitarismes : volatilité, inflation, instabilité identitaires.
«Que signifie sur ce plan le passage à l’Europe? (…) Le territoire file, se défile, et s’effiloche.10»
Après ce périple exténuant, à l’accostage, le constat est qu’il n’y a plus de coexistence pacifique, il y a dissémination de la violence ce qui déterritorialise la sécurité alors même que les états récupèrent une part de ce désordre pour le renforcer11. Nous voudrions dormir pour nous reposer mais le coach ne nous laisse pas lâcher avirons ni pagaïes. Il nous rappelle un de ses postulats, celui du jeu à deux pour la coopération 14 lequel n’est plus… Pour lui il est temps de nous réveiller12,
«J’ai essayé de vous montrer tous les éléments du désordre. On en a un plein sac! 13»
Rédaction certifiée sans IA, en italiques, les paroles mêmes du coach @ + MFB
1Professeur à l’Institut Politiques de Paris, 2pp.157-158, 3p.164 – pp 158 et suivantes , paragraphes 1, 2, 3, 4p.163, 5p.165, 6p.166, 7p.167, 8p.161,9p.168,10pp.170-171,11p.174,12p.177,13p.175,14p.172
Chroniques Biblio Grep – 005 –
A comme Auriol Bernard
Pour déambuler dans la saison du Grep 1993-1994, l’étymologie offre aux auditeurs – futurs lecteurs – un quasi mode d’emploi en neuf paragraphes – non numérotés comme ci-dessous – mais bel et bien titrés – et que voici la psyché |sociale?| – dans quelques uns de ses états – et, nichée dans les interstices de ressentis saisissables via : littérature, cinématographie, psychologie, philosophie, psychanalyse, anthropologie, ethnologie … En italiques les portions de texte sont de Auriol, en gras ce sont ses titres.
Pages 309-312, c’est la publication de l’exposé de Bernard Auriol médecin-psychiatre, Vice président du Grep, qui a introduit et précédé l’intervention de Kofi Yamgnane.
«L’étymologie du mot «peur» nous renvoie à l’action qui l’engendre: battre. Ce renvoi du passif à l’actif est typique de notre sujet d’aujourd’hui» B.Auriol
Retours aux sources
- Ce que nous ne voulons surtout pas éprouver (…) / L’autre comme support illusoire de nos boues intérieures
- La métamorphose de /l’autre en Docteur Jekyll en Mister Hyde : « LE » pouvoir, gagne et contrôle toute la personnalité fragmentée de son créateur (…)
- Nous libérer de notre ombre (…) c’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre / L’Ombre de Jung
- Quand il est parfois impossible et généralement inefficace de montrer au sujet qu’il se trompe(…)/ Méconnaissance de Soi : La Projection
- Comment nous redoutons le changement sans raison connue – surtout – quand il est – d’apparence –magique et sournois (…)/ Le paradigme d’étrangeté.
- La Phobie de l’autre comme une peur de soi et son «caca» (…)/ Manges, tu ne sais pas qui te mangera
- Voilà le sujet qui en arrive à attribuer à l’autre des pensées, des intentions ou même des paroles qui sont en réalité les siennes propres (…)/ Collectivisation de la haine projective
- (…) même après que nous ayons laissé derrière nous le nazisme, les colonies et la guerre froide (…) /L’identification au Collectif: ses conséquences
- (…) affronter les avenues incertaines du futur (…) et le désir (…) /Ambivalences de la Peur
Questionnement sibyllin 2024 : faut-il nous le tenir pour dit que : tout espèce de rapprochement entre des personnages et des évènements contemporains et de ce temps là -1993/1994 – ne saurait être que effet du hasard, donc fortuit, et, de ce fait pure coïncidence?
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 004 –
Sommaire Parcours 9/10 par ordre alphabétique des auteurs
|Auriol| Les Peurs – |Badie| Nouvel Ordre ou nouveau Désordre mondial – |Comte-Sponville| Éthique, Morale et Politique – |Debray| De l’état éducateur à l’état séducteur – |Drewerman| Le Testament d’un Hérétique : Giordano Bruno – |Gaspard| De la Mixité à la Parité – |Schwartz| La Formation une invitation permanente – |Thom| Le Quantitatif et le Qualitatif – |Yamghane| Les Peurs de notre société
Fiction à partir des titres d’un sommaire
Action 1994, pour venir à bout de nos Peurs sur le Nouvel Ordre ou nouveau Désordre Mondial, il faut les saupoudrer d’Éthique, de Morale et de Politique, re-visiter l’État éducateur et l’État séducteur, revenir un instant sur le testament d’un Hérétique avec Giordano Bruno. Migrer de la Mixité à la Parité et considérer la Formation comme une invitation permanente seraient salutaires. Resterait à juguler Quantitatif et Qualitatif comme ferments des Peurs de notre société.
Synthèse expresse
Mon observation 2024 me fait parler d’un Temps où l’usage d’une Majuscule avait du Sens. Je livre une liste de Patronymes dans laquelle la seule Femme publiée porte un prénom d’Homme. Le remaniement du sommaire via l’ordre alphabétique commence par les Peurs et finit par les Peurs |de notre société|. Moi la Pythie chroniqueuse/blogueuse que vois-je ? Que vois-je : de l’ Arbitraire, du Hasard, de la Nécessité, le tout, en Bonne Intelligence. Sur quoi je me questionne en cet instant fugace : sur le fait millénariste et le Millénarisme – ainsi que sur tous les syndromes qui lui étant associés peuvent en découler. Par ailleurs, toutes ces «choses» là, sont-elles des «choses» inévitable(s), ou pas ?
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB