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Chroniques Biblio Grep – 010 –
De la Mixité à la Parité
Sur la planète Gaïa, grosso modo, bon an mal an, depuis qu’on a dans l’idée de compter tout ce qui bouge, une évaluation proportionnelle de 50% peut être adoptée quant à la présence de ce spécimen de type homo sapiens sapiens de sexe féminin, dit, femme. Indubitablement, concernant cette femme, il serait bon de savoir ce qu’il en est de son parcours depuis son apparition en tant qu’avenir et/ou ustensile de l’homme. Entre autres états, de fait, le ventre de la femme fut prolifique pour l’humanité, laquelle aujourd’hui semble proche des 8 milliards d’individus tous sexes confondus.En un autre temps, en France, cette femme commence juste, en tant que femme, à être sujet officiel d’observations universitaires. En 1986, Le Ministère du Droit des Femmes et le Ministère de l’Éducation Nationale ont créé quatre postes. Marie France Brive à Toulouse occupe le premier poste d’Histoire pour émettre avec ses collègues du discours sur la femme en ses multiples conditions.
«Le Féminisme, disait M.F. Brive, suppose une conscience féministe. Pour les femmes, il suppose aussi une conscience de femme. Toute personne, homme ou femme, peut être féministe, mais seule une femme peut avoir une conscience de femme.» p.118
G comme Gaspard Françoise
Ce discours de M.F. Brive récemment disparue suite à une longue maladie, est relayé par Jacqueline Martin membre de l’Équipe Simone, laquelle en ce temps là est partenaire du Grep. Elle présente Françoise Gaspard qui la remplace. La conférencière de ce jour là est historienne, sociologue, ancienne Maire de Dreux, ancienne Député. Remarquons, dans la publication, Député porte une majuscule mais est sans « e » à la fin.
Pourquoi ce sujet là ? Début du Débat…
«Une auditrice – Je m’étonne que pour une conférence voulant traiter de la parité nous ayons une tribune uniquement féminine! (rires et applaudissements.»
«Jacqueline Martin – Pour une fois que ça arrive ! C’était pour changer un peu, justement. Sur 89 intervenants au GREP depuis bientôt dix ans, il y a eu seulement cinq femmes…»
«Un auditeur – Dans sa conférence il y a quelques semaines, Régis Debray nous a expliqué que les hommes politiques n’avaient pas de pouvoir(s) réel(s), qu’ils ne faisaient qu’utiliser les attributs du pouvoir. (…) Alors pourquoi avez-vous choisi ce créneau prioritairement et qu’est-ce que vous comptez y faire?»
Le Corps Féminin corpus d’observations
«La République, c’est une devise, et cette devise n’est pas neutre. Liberté, égalité…Mais c’est quoi ce mot de Fraternité ? (…) comme Droits de l’Homme (…) il sonne comme quelque de chose de neutre.» F.Gaspard p.129
«Comment résister à ce véritable pilonnage mental ou imaginaire, que doublent les lois, pour renvoyer les femmes à la non-existence politique? Il y a là un héritage historique et idéologique qui participe négativement à la formation d’une conscience des femmes»M.F. Brive p.119
Rien de tel, pour rafraîchir nos mémoires ou aiguiser quelques unes des facultés de notre intellect secoué en permanence par le chant des Sirènes de la Com que de relire ce Parcours comme un compte-rendu d’un 1erFestival du Féminisme Sport de Combat. Que de stands à revisiter pour les Grepiennes et les Grepiens d’aujourd’hui qui ont toujours autant de difficultés à réfléchir ensemble au point d’en avoir fait leur devise !
Le stand de ce qui s’apparente à de la sociologie expose les traces bourgeoises de la révolution française, laquelle laisse les femmes hystériques et/ou hystérisées sur le bord de la route. Sur les stands de la Linguistique et de la Sémiotique comme Sciences Humaines, on peut goûter à toutes sortes de vœux pieux pétris de slogans frelatés (Fraternité) et aromatisés d’images kitsch (Marianne, image d’Épinal). C’est ainsi que les premières recherches des historiennes, habituées à faire le ménage, vont nettoyer dans les coins des placards avec de nouveaux chiffons rouges . Il y a tout plein de buvettes au sein des stands de l’émergence de la parité pp.120/122, l’épuisement des femmes pp.122/124, le renouveau du mouvement des femmes pp.124/126, la condition des femmes s’est beaucoup améliorée mais beaucoup reste à faire pp.126/128, le mouvement actuel des femmes et la politique pp.128/131, Développement de l’idée de parité pp. 131/134. Au fond des espaces qui leurs sont réservés sous des tentes, qui n’étaient pas alors sous un soleil brûlant, il y a des banderoles. Côté histoire, celle de la révolution : on lit «On ne peut pas ignorer que des femmes ont voté pour les États généraux de 1789 et qu’elles se sont vues priver de vote par la suite.» Côté histoire de la langue on constate : «L’entrée des femmes dans la citoyenneté, il y a cinquante ans, n’a pas remis en question la devise républicaine.»
Allez les filles
En 1992, messieurs Establet & Baudelot scandent ce titre un peu comme un encouragement. Ce sont des pères qui s’adressent à leurs filles en quelque sorte. Le succès de cette production éditoriale s’appuie toutefois sur le dos de la figure de la femme. Aujourd’hui transitions et/ou métamorphoses ainsi que nouvelles préoccupations et/ou dévoilements nous poussent dans des retranchements inattendus, hors du festival. Car sans plus de sexe masculin ni même féminin, mais avec un concept de «genre» dont la démultiplication se propage à grande vitesse, les géométries des petites boites à humains sont très variables. De la boite de Pandore type LGBT & Cie, à l’Eurovision 2024, nous les humains, sommes soumis à des kyrielles d’opérations politicos-communicationnelles d’un gigantisme universel. C’est non plus par la grâce d’un « certain » nombre d’antennes paraboliques clandestines * mais par la voie de millions de millions de connexions à des réseaux sociaux, « techniquement inconscients » puisque pilotés par des machines.
* Chroniques Biblio Grep – 006 – cf B.Badie dans le Blog du Grep → https://grepmp.net/?s=Bertrand+Badie+
Le temps de la femme courre toujours
Alors dans une République de frères, comme un fratriarcat, pp.129, Quid de la Temporalité dans lequel s’inscrivent les sports de combat des femmes, de la course de fond, au saut de haies, du jeu à 4 sur de la terre battue, jusqu’au triathlon jeune discipline – pour tous – aux J.O. depuis 1974, soit 1/2 siècle à peine., etc. Quid de la conscience féministe des femmes comme de celles des hommes, pataugeant dans l’hégémonie du genre. Grand coup de balai dans les sexes omniprésents via les opérations Me Too en milieux culturels, hospitaliers, politiques, religieux. La nouvelle donne à l’Assemblée Nationale et dans les autres assemblées et régimes plus ou moins autoritaires des autres pays du monde entier est à suivre de très près. Trente ans après, avec quelle forme/type de conscience peut-on le faire ? Quant à faire de la prospective en 2024 sur l’avenir de la démocratie en France, ne faut-il pas enfin admettre avec « la » Françoise Gaspard d’il y a trente ans, que «symboliquement les femmes ne seront jamais les «frères» des « hommes » c’est à dire que « le Contrat Social est avant tout un contrat sexuel et un contrat entre hommes« .
En 1994 «Là où la démocratie surgit des décombres du totalitarisme, le nombre de femmes élues s’effondre.» – «Ce que l’on nomme la parité : une égalité parfaite dans la représentation, une égalité qui pas représentée comme un objectif utopique, mais une nécessité pour la cogestion de la République, pour la réalisation de la démocratie, et, au-delà, pour le devenir de la planète. » p.131
Avec « son sexe biologique qui lui a valu exclusion…» la vache ne saurait plus retrouver son veau dans une étable bourrée d’adjuvants techniques, de drogues dures, de technosciences et des débris des guerres qui l’entoure.
Éloge de la discrimination
Savoir comment maintenir la conscience au milieu des injonctions prophétiques des dérivés et dérives du capitalisme, lequel étant l’ingénierie d’un corps social mondialisé, instrumentalise tout ce qu’il touche, est une actualité qui brûle, celle ou celui qui s’y frotte. Discriminer, oui, mais pour penser ce qui arrive à l’humanité piégée toute entière.
Combat (s) pour l’avenir
L’expression sur le combat des femmes, c’était durant la saison 1993/1994 dans le Parcours du Grep, ailleurs un peu plus tard en mars 2005 on peut lire un article « Au Kerala des femmes contre Coca-Cola » de SHIVA Vandana sur europe-solidaire.org . Puis publié le 21/06/2019 à 14:45 quatorze ans plus tard publié par Sofiane Zaizoune on peut lire : Des femmes sont poussées à se faire retirer l’utérus pour travailler plus. C’est dans les champs de canne à sucre et c’est en Inde. Il y a des femmes stérilisées de force pour travailler plus dans les champs de plantes destinées à l’entreprise Coca Cola (entendu Radio France mai 2024) ou écouter le podcast la régression des droits de l’Homme – Amnesty International https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/un-jour-dans-le-monde – avril 2024 « c’est extrêmement grave « dixit l’interviewée Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International » (…) On met de l’I.A. pour surveiller les Jeux Olympiques (…) les élections (…) mais on ne contrôle et on ne régule pas (…) ni les Big Tech, ni les Plate-formes (…)
1993/1994 fin de l’intervention au Grep de Françoise Gaspard p. 154 » (…) il y aurait autant de femmes que d’hommes dans le monde (…) je demande à vérifier pays par pays (…) on tue les petites filles (…) on stérilise les femmes sans leur demander leur avis (…) Notre combat ce n’est pas un luxe, ce n’est pas un gadget : c’est véritablement un combat pour l’avenir de l’humanité. » (applaudissements) p.154
Rédigé sans IA @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 009 –
D comme Drewerman Eugen
«Aujourd’hui nous parlons d’un philosophe de la Renaissance, mais en fait nous parlons de nous-mêmes et de la place que nous occupons dans le monde.» E. Drewerman p.260
Le Testament d’un Hérétique: vie de Giordano Bruno
Un prêtre faisant parler un hérétique serait un scandale parmi d’autres.Voilà pour «l’intro» page 260 de Jean Mouttapa. * Celle du prêtre en question invite au slalom sur un long parcours débutant à Toulouse en 1580. Le rétro pédalage est de taille et le cœur des hommes faudra l’avoir bien accroché dans la descente éclair organisée par les fanions.
*Directeur de collection Albin Michel et éditeur du Testament d’un Hérétique
Succession de virages
Les petits drapeaux vibrent au sommet des piquets de couleur marquant chaque porte : brûlé vif, assassinat, extermination du souvenir, expérience mystique, propos et exclusions des églises, dogmes des religions, Inquisition, lois mathématiques, Mouvement de la Terre, cachotteries, révélations, manifestations de Dieu, Pardon, prières et sentences de Pape, éthique, paramètre**, orgueil humain, peur… Dans un monde totalitaire, il est dangereux d’être poète, dit Drewerman. Vous qui prononcez contre moi cette sentence, vous avez peut-être plus peur que moi qui la subis, dit Giordano Bruno page 270. Lisez demain matin le journal et demandez-vous comment vous allez arriver à supporter tout ce que vous lisez.E.D. p.274 Pour vous divertir retournez voir ce slalom qui se passe à Nazareth. Pentes abruptes scintillantes, la poudreuse est bien damée : amour contre violence, tendresse contre haine, et antidote déterminante à considérer comme la foi avec affirmation(s) suffisante(s) pour notre propre durée de vie et sans doute aussi pour la durée de vie de l’homo sapiens sapiens.E.D. p.275.
** une éthique qui utilise comme paramètre l’homme p.265
Parcours Spectaculaire
On voit les dossards mais on n’entends pas les « formules toutes faites récitées par les participants pour être identifiés (catholiques, protestants) ». La question religieuse du jour, pour celui qui nous entraine à passer la ligne d’arrivée, si possible « premiers », est : « Ce qui est important, est de savoir comment nous vivrons, en tant qu’êtres humains, dans les trente prochaines années. » E.D. p.275.
Vitesse et derniers fanions
Les trente prochaines années(sic) sont passées, un slalom est un challenge qui se déroule vite. A nous de revivre ces instants comme ceux éternels d’une actualité qui n’en finit pas d’exister. Les derniers petits drapeaux ont les couleurs du mystère de la psyché humaine, de l’écologie, du respect des animaux, de la psychanalyse, de la femme trompée, du mari «oiseau migrateur» (rires) … La foule massée de part et d’autre de la ligne d’arrivée acclame plusieurs fois ce concurrent par le rire. (…) nul ne mérite de rencontrer une femme s’il n’a pas déjà appris à se montrer tendre et affectueux avec les animaux (rires) d’ailleurs, depuis Adam & Eve, l’amour n’arrêterait pas de se manifester ainsi: On commence par appeler sa bien-aimée «mon petit lapin, ma petite colombe» (rires). E.D. p.276 . Je dialogue en semi-liberté avec les auteurs que je lis, avec la mémoire du Grep, je suis à la trace les rires d’antan ; ainsi pour moi, la blogueuse époque 2024, de décider de mettre les traces de certains rires en gras en 2024.
De la Ligne d’Arrivée à la Tribune
A la fin de ce challenge glissant, je pense contemporain en relisant cette prestation. Au-delà de l’abîme creusée par le Temps qui s’accélère, devenue Montagne à déplacer – Balance ton Porc 2021, Me Too 2017/2024 – tout comme pour changer nos récentes habitudes Homme/Machine, je m’interroge sur le public. Fut-il bien diverti ce jour là dans ce théâtre là, au fil de ses émotions sans trop de risques de commotion ? Un auditoire c’est tour à tour rebelle, séduit, exalté, confiant ou pas, dans une annonce, telle que celle des métissages et rapprochements entre : animal/femme/fabrique/ fabrication/ univers/ dieux… entretenus par… des blagues de rabbin pour certaines…Le train, le téléphone… Les mots de la Fin, du conférencier me semblent aveu naïf et, sibyllin de fait, lorsqu’il reconnait n’avoir pas traité de la question du bien et du mal – sans majuscules – et convie l’assemblée à participer de la transformation – qui serait en train de s’accomplir – en « jouant aux dames ».
Sans IA, @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 008 –
D comme Debray Régis
« Il est bon de prendre la mesure de ces glissades, de ces dérapages, et même de ces perversions pour avoir une certaine capacité d’affranchissement qui commence par la lucidité. » p.94
De l’État éducateur à l’État séducteur
Après, boues, cacophonie et clarification que voici maintenant des Réalités bien Augmentées de beaux discours. Celui du quatrième coach qui se présente à nous, spécialiste de la varappe , poussent vers des zones d’avalanches, non pas de pierres mais d’aphorismes. Il sera essentiel ce jour là, de se trouver en bonne condition physique et mentale.
Retour vers le futur, la parabole de la varappe
Les propos de Régis Debray1 nous entrainent sur des parois rocheuses à la verticale. Nous voici en 1953 avec l’association dite « Gens d’Images». p.81 Avec cette institution loi 1901, nous sommes au cœur de la Presse et de ce quoi elle s’est faite : Texte au service de l’Image versus Image au service du Texte. Nous voilà accrochés à la roche à devoir exécuter des pas de côté sur des parois abruptes. Que doit-on défendre, de l’un ou l’autre de ces artefacts, hormis sa peau ? Il s’agit peut-être bien de s’entrainer à tout sauver à la fois, Peau,Texte, Image, pour trouver le juste équilibre permettant d’échapper à la chute. A pencher le Regard vers le fond, seul le ravin semble visible. Chaque déplacement est prouesse technique suivi de soupir(s) symbolique(s). L’épreuve promet d’être rude. Les consignes sont : 1/ bien regarder où l’on met les pieds et les mains 2/ Se souvenir de ce qu’il ne faut pas faire 3/ ajuster son matériel 4/ vérifier si on tient une bonne prise 5/prendre son temps. Toutes ces consignes peuvent être assorties de bien d’autres, lesquelles ont chacune une histoire pouvant aider à l’examen de situations inédites. Voici comment, avec le coach Régis, on peut, en suspens mais assuré par la cordée, se mettre à penser à la mauvaise réputation du pouvoir comme lieu d’impuissance maximale p.83
Mise en condition médiatique
Pourquoi se souvenir d’un tournant malencontreux sur un flanc rocheux d’une horreur absolue. Nous sommes avec une ressortissante du Koweit qui fait un témoignage qui bouleverse toute l’Amérique – et bien au-delà – elle a un but (inavoué) c’est comment « Vendre une guerre » autrement dit en anglais «To Sell a War». Pour cela elle – toujours la ressortissante koweïtienne – va grimper de bloc en bloc avec du très bon équipement entrainant avec elle dans l’escalade une fraction non négligeable de sportifs et leur matériel. Ils progresseront à sa suite le long de la paroi jusque vers le relief – de type structure artificielle – en toute et totale confiance.
« En six mois il y a eu une campagne d’opinion et de mise en condition médiatique de l’opinion aux Etats-Unis. Le tournant a eu lieu devant la Commission des Droits de l’Homme du Congrès. (…) Elle – la ressortissante koweïtienne – dit avoir vu de ses yeux vingt-deux bébés sortis des couveuses d’un hôpital par la soldatesque irakienne et jetés à terre. Elle le disait avec des larmes. Ça a commotionné tous les politiques américains. (…) C’était la fille de l’ambassadeur du Koweit aux U.S.A (…) une mise en scène montée de toutes pièces (…) intérêts pétroliers (…) millions de dollars (…) Agence de communication (…) enquête sur place (…) rien ne s’était passé dans l’hôpital en question.« p.83
Gouverner c’est communiquer
« Hitler était un grand communicateur » – ce rappel est le signe que le «médiologue»* pointe déjà son nez sous le capuchon du moine philosophe en train de nous initier à la grimpe. Il nous dit qu’on a changé d’univers technique, et donc d’univers culturel avec l’introduction des grands moyens de diffusion d’images. Il y aurait politique là où il y a langage, et/mais, lorsque le langage s’arrête, c’est à dire lorsqu’on cesse de discuter, échanger, exposer de façon discursive, expliquer une décision…c’est fini… On n’est plus vraiment dans l’ordre du politique mais dans l’ordre des émotions. « Et cette façon de faire du non-politique est sans doute la façon de demain, c’est à dire la façon qui s’annonce ». La nuit tombe brutalement sur la paroi rocheuse, lorsque la lampe frontale du coach éclaire les ultimes dangers de l’itinéraire. Pour s’en sauver du mieux possible, sans en mourir ou devenir rescapé d’un terrible accident, mieux vaut savoir qu’on ne peut pas demander à des instruments de diffusion de remplacer des instruments de formation. p.88-89
* Dernier trimestre 2004, nouvelle parution et apparition dans la Presse du N°1 de la Revue Médium –Transmettre pour innover – Éditions BABYLONE, directeur Régis Debray, soit 10 ans après cette affirmation.
Mais…
Effet système, la vidéosphère étant une sorte de bouclage sur soi, pour poursuivre l’ascension la recommandation de l’entraineur de ce jour de cette fabuleuse expérience en haute altitude : » (…) ce n’est pas dans l’ignorance que l’on trouve les voies de la liberté ».
Ma conclusion : toute paroi il faut la regarder bien en face si possible dans le relief de ses aspérités.
Un des éléments de la Traçabilité de cette rédaction : une Garantie sans IA – @+ MFB
Chroniques Biblio Grep – 007 –
C comme Comte-Sponville André
« Il y a vingt ans nous faisions volontiers profession d’immoralisme. La moralité était pour nous une vieille lune dépassée. (…) Si nous prétendions ainsi nous passer de morale, c’est qu’en vérité, nous semblait-il, la politique en tenait lieu. » pp.199-200
Éthique, Morale et Politique
Après les boues à traiter avec Auriol, le raid dans la cacophonie avec Badie, nous sommes en cohortes serrées dans un champ d’épinards à défricher avec un chef d’équipe nommé Comte-Sponville. De suite ce jour là, il nous fait marcher à reculons. Nous voilà penchés vers l’arrière, besace sur le dos, en 1974 , à trier le bon grain de l’ivraie pour glaner quelques comestibles. Tout change, nous serions passés de l’idéologie du Tout-politique à l’idéologie du Tout-morale, peut-être « invention de journaliste« …C’est la « génération morale » , « la morale est tout« , c’est « le retour à la morale« . Depuis 15 ans ce philosophe instructeur, pour débroussailler ces sujets, nous informe, avoir – « retourné sa veste » – pour devenir spécialisé en « clarification« . Nous sommes, là, en tenue de campagne, les bottes dans la gadoue, le nez au vent, à apprendre comment « nous serions passés d’une erreur à une autre ».
Du mensonge et des épinards
Nous voilà à être initiés ipso facto par l’exemple : (…) votre petit garçon vous dit (…) « Je ne veux pas d’épinards, les épinards c’est mal ! » (…) Vous lui répondez : « Tu ne peux pas dire ça. Tu peux dire à la rigueur que les épinards c’est mauvais – ce qui veut dire, en vérité, que tu n’aimes pas ça. » (…) 15 jours plus tard , surpris en flagrant délit de mensonge , vous lui expliquez qu’il ne faut pas mentir. Il répond : « Tu as raison le mensonge c’est mauvais. » (…) Vous lui affirmez : « Ah non, tu ne peux pas dire ça : le mensonge ce n’est pas comme les épinards, ce n’est pas une question de goût, le mensonge c’est mal. » p.202
Aborder des limites
Dans ce champ, lequel, ne fut jamais laissé véritablement en jachère depuis la nuit des temps de la philosophie, tout ce qui suivra sera autour des questions de « distinction« , « langage« , « différence« …Sous un soleil de plomb, dans l’air bruissant d’insectes nous serons bientôt rejoints par plusieurs petits propriétaires terriens sous la houlette desquels nous serons amenés à faire de meilleures distinctions entre des herbages d’apparence semblable, ce sont ceux que l’on nomme parfois, indifféremment, éthique et/ou morale, tant ils se ressemblent. Viendront à la rescousse Deleuze s’appuyant sur Nietzsche suivi de Marcel Conche lesquels seront bientôt rejoints par Spinoza (le sage) et Kant (le saint). Ce dernier arrivé au gré d’une météo changeante oscillant entre le Bien et le Mal, nous sensibilisera aux impératifs tour à tour catégoriques ou hypothétiques. Nos paniers alourdis de « vertus », « devoirs », « désirs », « normes » et « commandements » nous commencions à nous sentir fourbus par la cueillette, lorsque, derrière la haie d’arbustes à bais, de type autochtones, est apparu Rousseau. Envahie d’oiseaux la haie chantait.
Le Pouvoir, la Politique, leurres et usages
Mais un vent mauvais et tourbillonnant nous amènera la poussière des semailles des riverains proches de nos ébats agricoles. Un brouillard de mots nous masquaient peut-être bien l’essentiel : « ce que le mot morale cachait de l’éthique était comme un cache-sexe ou paradoxalement un cache-vertu. » En 1994, « (…) tout le monde a le mot éthique à la bouche : IBM, Thompson, AGF, BNP, Crédit Lyonnais… » et c’était comme une preuve que, tout ce qui semblerait « possible » serait « fait » , comme le disait alors Testart rajoutant : (…) « que plus que jamais ce possible est effrayant » (…) p.212. Ainsi le temps était venu, en 1994, que nous prenions conscience de la présence du « spectre du salaud légaliste » qui surgissant des hautes herbes urticantes, nous questionnait alors sur « les limites du Pouvoir et de l’ordre juridico-politique« (…) p.213 Aujourd’hui 2024, serait-il ou non vaquant pour aider à évaluer et assigner des limites au(x) pouvoir(s) des Techno-sciences, ce serait à suivre…
Autrement dit, il n’y a pas de limites démocratiques à la démocratie, pas plus qu’il n’y a de limites techno-scientifiques aux techno-sciences. » p.214
Conclusion
Les deux mots de la fin de la présentation de vingt et une pages sont « amour et courage » p.220 – Le débat de trente-six pages conclut ainsi : ne pas « sacrifier aux utopies qui font du mal », « cesser de rêver la politique » et « arrêter de lui demander ce qu’elle ne peut pas faire ». p.256
Rédaction certifiée sans IA @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 006 –
B comme Badie Bertrand 1
Une fois que nous sommes munis du mode d’emploi estampillé Auriol pour la gestion des boues, un nouveau coach intellectuel de haut niveau nous arme de pagaïes pour un raid sans concessions. Nous voici au bord d’un gouffre qui ouvre sur des rapides.
«Nouvel Ordre ou nouveau Désordre mondial»
«(…) désigne une idéologie (…) Chaque décennie l’histoire semble prendre fin et elle redémarre de plus belle (…) Je crois que nous sommes dans un monde dangereux, ça je crois que tout le monde le sait et tout le monde le perçoit. (…) il n’y a plus de code (…) ordre illusoire (…) désordre certain.2 »
D’illusion(s) en fiction(s) parodie d’un raid
C’est parti dans l’essor fulgurant des réseaux transnationaux, leur force est vraiment étonnante!3 Nous voilà en train de pagayer allègrement dans l’inquiétude et les difficultés des Grandes Ruptures, de la Mondialisation, de la Fin de la Bipolarité et de ses Conséquences en passant par la Crise de l’État-Nation, ce sont les Grandes Caractéristiques du Monde actuel. Surtout pas d’accablement au rendez-vous de ce parcours sportif car toujours plus de pugnacité sera nécessaire. Dans les relations internationales modernes, attention aux failles, ruptures, lézardes qui risquent de les mettre en échec. Prudence dans les méandres du parcours tumultueux de l’illusion, laquelle, a tenu dix ans, quinze ans4, que le cadre stato-national allait pouvoir pénétrer réellement les sociétés extra-occidentales…Car ce cadre n’est plus…
Interdépendances des équipages
Nous passons dans des remous engendrés sur la souveraineté, par, la mobilité de la communication. Sur les rives, nous visualisons des antennes paraboliques plus ou moins clandestines, nous évaluons au passage, la perte de contrôle des États sur les réseaux culturels face à la diffusion des images et des messages. Hirsutes et ruisselants face à la prolifération d’espaces sociaux qui ne sont contrôlés par personne, on rame avec force 5 nous savons que nous appartenons à un monde qui a des biens et des intérêts communs : l’atmosphère, l’équilibre écologique (…) ceci relève des besoins de tous6 Nous franchissons aveuglés par les bulles, des murs ruisselants d’interdépendances évidentes, comme ivres dans le fracas des trous d’eau suivis des trous d’air, nous suivons le fil du cours d’eau, Communauté d’intérêt, belle idée de patrimoine commun d’humanité. Pas de bivouac en vue ! Il faut pagayer encore et encore, le feu de camp du Club de Rome s’est éteint… Dans le canyon que nous empruntons avec Bertrand Badie, « Grands » et « petits dragons » sont aux aguets. Nous surfons du Maghreb à la Sibérie, progressons vers l’Asie jusqu’au Japon sans faire de halte, puis juste un coup d’œil sur les états colombiens, boliviens, brésiliens, là, nos embarcations bondissent sur la prolifération d’espaces sociaux qui ne sont contrôlés par personne, nous voilà frémissants de gouttes de sueurs froides à imaginer ramer encore et encore, sur une scène internationale avec 4, 5, 6 milliards d’acteurs !
Questions occidentales et européennes
L’arrivée sur berge est sans pause. Seul réconfort délivré par le coach, une gorgée de grammaire occidentale de la marque sociologique et « Ethiquable » Max Weber. Ainsi de la citation qui suit qui déclenche des rires. C’est une « joke » sur les 3 points acquis grâce à elle par les étudiants au temps où le coach Bertrand Badie étudiait le monde à l’Université.
« Qu’est- ce que l’État? C’est le groupement politique de domination qui revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime sur un territoire donné.»7(rires)
C’est dans le vide et l’incertitude8 que le raid aquatique s’achève à grands coups de rame dans un «incroyable exercice de cartographie» rappelant que «simplifier les contours territoriaux, cela s’appelle de l’épuration ethnique 9». Kayaks et canoës, au fond de cette gorge, sont dans la «cacophonie du monde» baignant dans beaucoup de vapeurs dues à l’éveil et la prolifération des identitarismes : volatilité, inflation, instabilité identitaires.
«Que signifie sur ce plan le passage à l’Europe? (…) Le territoire file, se défile, et s’effiloche.10»
Après ce périple exténuant, à l’accostage, le constat est qu’il n’y a plus de coexistence pacifique, il y a dissémination de la violence ce qui déterritorialise la sécurité alors même que les états récupèrent une part de ce désordre pour le renforcer11. Nous voudrions dormir pour nous reposer mais le coach ne nous laisse pas lâcher avirons ni pagaïes. Il nous rappelle un de ses postulats, celui du jeu à deux pour la coopération 14 lequel n’est plus… Pour lui il est temps de nous réveiller12,
«J’ai essayé de vous montrer tous les éléments du désordre. On en a un plein sac! 13»
Rédaction certifiée sans IA, en italiques, les paroles mêmes du coach @ + MFB
1Professeur à l’Institut Politiques de Paris, 2pp.157-158, 3p.164 – pp 158 et suivantes , paragraphes 1, 2, 3, 4p.163, 5p.165, 6p.166, 7p.167, 8p.161,9p.168,10pp.170-171,11p.174,12p.177,13p.175,14p.172
Chroniques Biblio Grep – 005 –
A comme Auriol Bernard
Pour déambuler dans la saison du Grep 1993-1994, l’étymologie offre aux auditeurs – futurs lecteurs – un quasi mode d’emploi en neuf paragraphes – non numérotés comme ci-dessous – mais bel et bien titrés – et que voici la psyché |sociale?| – dans quelques uns de ses états – et, nichée dans les interstices de ressentis saisissables via : littérature, cinématographie, psychologie, philosophie, psychanalyse, anthropologie, ethnologie … En italiques les portions de texte sont de Auriol, en gras ce sont ses titres.
Pages 309-312, c’est la publication de l’exposé de Bernard Auriol médecin-psychiatre, Vice président du Grep, qui a introduit et précédé l’intervention de Kofi Yamgnane.
«L’étymologie du mot «peur» nous renvoie à l’action qui l’engendre: battre. Ce renvoi du passif à l’actif est typique de notre sujet d’aujourd’hui» B.Auriol
Retours aux sources
- Ce que nous ne voulons surtout pas éprouver (…) / L’autre comme support illusoire de nos boues intérieures
- La métamorphose de /l’autre en Docteur Jekyll en Mister Hyde : « LE » pouvoir, gagne et contrôle toute la personnalité fragmentée de son créateur (…)
- Nous libérer de notre ombre (…) c’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre / L’Ombre de Jung
- Quand il est parfois impossible et généralement inefficace de montrer au sujet qu’il se trompe(…)/ Méconnaissance de Soi : La Projection
- Comment nous redoutons le changement sans raison connue – surtout – quand il est – d’apparence –magique et sournois (…)/ Le paradigme d’étrangeté.
- La Phobie de l’autre comme une peur de soi et son «caca» (…)/ Manges, tu ne sais pas qui te mangera
- Voilà le sujet qui en arrive à attribuer à l’autre des pensées, des intentions ou même des paroles qui sont en réalité les siennes propres (…)/ Collectivisation de la haine projective
- (…) même après que nous ayons laissé derrière nous le nazisme, les colonies et la guerre froide (…) /L’identification au Collectif: ses conséquences
- (…) affronter les avenues incertaines du futur (…) et le désir (…) /Ambivalences de la Peur
Questionnement sibyllin 2024 : faut-il nous le tenir pour dit que : tout espèce de rapprochement entre des personnages et des évènements contemporains et de ce temps là -1993/1994 – ne saurait être que effet du hasard, donc fortuit, et, de ce fait pure coïncidence?
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 004 –
Sommaire Parcours 9/10 par ordre alphabétique des auteurs
|Auriol| Les Peurs – |Badie| Nouvel Ordre ou nouveau Désordre mondial – |Comte-Sponville| Éthique, Morale et Politique – |Debray| De l’état éducateur à l’état séducteur – |Drewerman| Le Testament d’un Hérétique : Giordano Bruno – |Gaspard| De la Mixité à la Parité – |Schwartz| La Formation une invitation permanente – |Thom| Le Quantitatif et le Qualitatif – |Yamghane| Les Peurs de notre société
Fiction à partir des titres d’un sommaire
Action 1994, pour venir à bout de nos Peurs sur le Nouvel Ordre ou nouveau Désordre Mondial, il faut les saupoudrer d’Éthique, de Morale et de Politique, re-visiter l’État éducateur et l’État séducteur, revenir un instant sur le testament d’un Hérétique avec Giordano Bruno. Migrer de la Mixité à la Parité et considérer la Formation comme une invitation permanente seraient salutaires. Resterait à juguler Quantitatif et Qualitatif comme ferments des Peurs de notre société.
Synthèse expresse
Mon observation 2024 me fait parler d’un Temps où l’usage d’une Majuscule avait du Sens. Je livre une liste de Patronymes dans laquelle la seule Femme publiée porte un prénom d’Homme. Le remaniement du sommaire via l’ordre alphabétique commence par les Peurs et finit par les Peurs |de notre société|. Moi la Pythie chroniqueuse/blogueuse que vois-je ? Que vois-je : de l’ Arbitraire, du Hasard, de la Nécessité, le tout, en Bonne Intelligence. Sur quoi je me questionne en cet instant fugace : sur le fait millénariste et le Millénarisme – ainsi que sur tous les syndromes qui lui étant associés peuvent en découler. Par ailleurs, toutes ces «choses» là, sont-elles des «choses» inévitable(s), ou pas ?
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB
Chronique Biblio Grep – 003 –
La couverture du Parcours N°9/10
Elle m’évoque, en cette image, laquelle est reproduction d’une peinture, quelque chose comme un des couloirs du labyrinthe de Dédale. Une jeune femme mince – sans doute brune de cheveux – coiffée d’un turban sombre – est en avant-plan sur la droite de l’image – de 3/4 tournée – sans être déhanchée – nue, debout, les bras croisés sur sa poitrine, – qu’on ne voit pas – elle tourne le dos à celui ou celle qui l’observe. Ainsi plantée dans le reste du décor qui l’a absorbée, elle regarde sur sa gauche – ce que juste un bout visible de menton son lumineux suggère – vers une enfilade d’arcades épaisses, alternant avec de très larges murs anciens parcourus par endroits de maigre végétation. Le soleil luit, mais on ne le voit pas, pas de trace d’un ciel dans l’image. Des photons j’ai la trace lumineuse balayant cette structure architecturale – peut-être de marbre – qui tient du péristyle – sans la colonne – ils balisent un parcours saisie dans une alternance lumière/ombre. Au fond de ce cheminement protégé, juste une lumière crue, éblouissante que la femme – au vu – c’est sûr – de sa tête tournée – regarde. Son dos est souple, sa taille cambrée, ses hanches étroites, ses omoplates me semblent vivantes et vibrantes. A son cou plissé – par sa posture – il me semble deviner un fin collier fait d’une matière noire. Ce buste gracile est rivé à un jeune et étroit fessier. On aperçoit de cette personne sa main gauche posée au dessus de son coude droit, pouce levé. De cette femme je devine son sein droit, à peine ébauché. L’univers de cette image est presque totalement minéral dans toute sa perspective animée de cette chair – fraiche, pure, dorée – l’ humanité de peau et de pierres sont quasi de mêmes tonalités de couleur. C’est onirique, improbable mais certain. Cette illustration est de Danièle Delbreil.
Hommes et femmes au travail
En seconde de couverture sont listés en 10 rubriques 49 hommes et 39 femmes. Le Comité de soutien c’est 20 individus soit 17 hommes et 3 femmes. La cohorte la plus fournie en spécimens de type féminin on la trouve dans la rubrique Membres du Comité d’Animation soit 27 femmes pour 16 hommes ou spécimens type masculin.Le Bureau du GREP Midi Pyrénées c’est 8 hommes, point/barre. Les 2 Correspondants à Paris sont des hommes. Le commissaire aux comptes est une femme. Les membres actifs du Conseil d’Administration égal 6 hommes et 8 femmes. On apprend dans l’éditorial que parmi les 10 rédacteurs publiés il y a 2 femmes : Françoise Gaspard qui s’exprime sur : De la Mixité à la Parité et Élisabeth Roudinesco laquelle après être venue parler de Lacan et de sa place dans la pensée contemporaine a refusé d’être publiée. Ce sont 2 femmes pour Composition, maquette et Couverture illustration. Voilà pour le support physique/écrin de neuf textes, dont huit sont produits par des hommes.
Publicité et annonces
Propagande et Publicité – toujours d’une activité bordante et débordante – appellent le coup d’œil sur les Annonceurs d’hier pouvant inspirer des Annonces de demain. 1/Ombres blanches c’est alors 1000 m2 de librairie et 60 000 titres dit la page dédiée. 2/ Éditions Privat exergue de Bertolt Brecht écrite après la guerre : « Celui qui oublie ou ignore le passé est condamné à la revivre », promotion d’un ouvrage sur les Camps du Sud Ouest 1939-1944. 3/Ville de Colomiers TERRE D’ENVOL 4/La Dépêche du Dimanche 5/ Le théâtre de la Digue présente sa saison 94-95. 6/Groupe ESC Toulouse, 90 ans d’expérience et de réussite 7/ Trois annonces immobilières pour vivre pleinement sa retraite 8/ La bibliothèque des Pyrénées 9/ Mutualité Haute Garonne. 10/ Saison 94/95 théâtre Sorano.11/ Crédit Mutuel. 12/ Crédit Coopératif & 13/ La cave de Fronton même page que 14/ Loubatières, bienvenus sur nos terres 15/ VALENTIN OPTICIEN.
Support d’intentions
En ces temps des débuts des années 90, les intentions du Grep on les trouve en troisième de couverture, c’est le rappel sur le destin qu’il s’est assigné :
« Former des êtres libres, responsables et autonomes, informés, capables d’analyser et de s’exprimer, solitaires et solidaires, préférant l’être à l’avoir, heureux si possible dans leur couple, dans leur maison, dans leur cité, dans la communions avec la création… » signé Paul Harvois fondateur du GREP Paris
La Mémoire du Grep c’est « Parcours« , son autre publication se fonde et s’intitule : « Les Idées Contemporaines »… En ce temps là, Le Grep, se présente, se pense tour à tour « lieu ouvert »… « équipe d’amis »… »centre dynamique de réflexion et d’analyse »… »outil favorisant l’esprit critique »… »carrefour de rencontres et d’échanges »… propose : « des publications »… « des déjeuners rencontre-coordination »… »un week-end découverte d’un petit pays »… et de « l’enrichissement permanent » dans « la confrontation des points de vue et le rapprochement des personnes »…
Conclusion 1994 de la présentation de Parcours
Elle est éditée par le Grep qui se trouve logé rue des Amidonniers (Toulouse), sa diffusion est assurée par le COMPTOIR DU LIVRE (Toulouse) elle est flashée et imprimée par PARA GRAPHIC (Toulouse), elle coûte 100 francs, le sommaire de la saison est reproduit sur la quatrième de couverture. Au plus près de cet objet vieux de trente ans, à Nous de juger, de ce qu’il a à nous dire en 2024.
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées, mais avec manipulation physique d’un ouvrage @ + MFB
Chroniques Biblio Grep -002 –
Le cadre est une question de dates
Bloguer n’est-il ou n’est-il pas une sinécure ? Et voilà que je veux tenir compte d’un contexte symbolico-mythico-spatio-temporel, tout à fait exceptionnel. Il y a trente ans, en 1994, nous sommes à la veille de franchir un siècle qui achève un millénaire. Cette seconde circonstance n’est donnée aux humains que tous les mille ans ! Serait-ce à dire que l’heure serait plus grave et plus perturbante que le fait de franchir au terme de 365 ou 366 jours une année de plus? Franchir un siècle, à y réfléchir, serait aussi un privilège qui n’est pas donné à tous les individus de cette planète. Mes propres parents, pour en faire un exemple, respectivement nés en 1907 et 1914, décédés en 1994 et 1988 ne sortiront pas de leur siècle. Quant à moi, née en 1948 je franchis un siècle et un millénaire après avoir connu mes quatre grands-parents nés au XIX° siècle. Je fais cela tranquillement dans la fréquentation de mes 7 petits-enfants – 6 garçons, un pour chaque jour de la semaine et une petite fille pour le dimanche – lesquels tous connaîtront peut-être le XXII° dont je serais absente. En bref, sur l’axe du Temps je suis en bonne position pour faire rétrospective, médiation et prospective sur 4 siècles. Relisant les textes des conférences et leurs titres je me pose moult questions psycho-généalogiques à propos de la place des uns et des autres dans les générations familiales et politiques. Je vous invite à prendre quelques instants pour en faire autant au sein de vos propres environnements familiaux. Pour parcourir le monde tel qu’il est, et dans notre cas, comme dans tous les autres cas, tel qu’il fût, il faut un équipement. Dans mon sac à dos pour nourrir le blog j’ai réservé une bonne place pour les dires des intervenants. Rappel nous sommes en 1993 et 1994 , c’est du Parcours N°9/10 qu’il s’agit.
Un parcours parmi tant d’autres
Nous, les adhérents ainsi que le staff, sommes en 2024, l’association ayant démarrée en 1985 nous fêterons les 40 années d’activités du Grep en 2025. Durant un court temps – « Entre-Nous » – certains d’entre-nous, les ont qualifiées de « rugissantes« . La première édition du document de type « Parcours » c’est 1989. Pour procéder à un comptage imprécis du nombre de pages à consulter, je manipule les éditions que je possède. J’estime qu’en moyenne chaque ouvrage fait 300 pages, le flot des saisons entre 1989 et 2024 se déroule sur 35 ans ce qui multiplié par 300 ferait environ 10 500 pages à relire ! C’est dire la nécessité d’arbitrer pour débroussailler le chemin parcouru afin de rendre visibles quelques perles ou pépites, au choix. Pour ce « faire » je mets en œuvre quelques astuces.
Quelques règles pour la randonnée
Premier pas j’ai remanié le sommaire. Je fais disparaître l’échelle chronologique de la distribution de la saison au profit de l’ordre alphabétique et nouveau classement du sommaire. Les titres des prestations des invités du Grep suivront le mouvement de cet ordre. C’est dans les histoires que je vais conter, « façon » de donner un rôle au Patronyme dont chacun est doté. Nom, Prénom, Titre de Sa Conférence, Statut de l’Orateur, le simple appareil de l’ordre alphabétique à lui seul peut se retrouver « véhicule » de sens, souvent à l’insu de leurs instigateurs et auteurs et cela pourrait avoir intrinsèquement quelque chose à énoncer sur l’état de la société du moment. Avec la Chronique Biblio Grep N°4, nous verrons ce que cela donne. A chaque conférence sa chronique. Dans la chronique N°3 je m’attellerais à entrer dans les pas des individus qui m’ont précédée, tels que ceux-ci se sont organisés à cheval sur ces deux années là. Ce sera un questionnement sur les traces éditoriales laissées par Les Cahiers du Grep Midi-Pyrénées en forme de descriptif – quasi ethnographique – de l’objet « Parcours » lui-même.
Voilà pour la conclusion de cette Chronique Biblio Grep – 002 – rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB
Chroniques Biblio Grep -001-
Formats pour une balade
Ces Chroniques Biblio Grep ont pour intention, de ma part, de réanimer la curiosité de chacun pour les publications du Grep. Sur le blog de cette vénérable institution en passe de fêter ses quarante années d’existence la déambulation est virtuelle et pour tous. Pour les adhérents qui ne possèdent pas les anciennes publications, elle peut devenir physique, assortie de la consultation matérielle des ouvrages dans les étagères des locaux du Grep. Une courte chronique c’est un parcours nouveau, ayant pour origine un regard contemporain rétrospectif, sorte de rais lumineux comme un jalon sélectif dans des catacombes. Ce qui aujourd’hui est derrière nous, n’est pas que fatras dense et touffu et encore moins data pour pseudo Intelligence Artificielle. Le fil d’Ariane du jour de cette 1ère chronique est une invite à la marche rétrograde, qui peut être utile, entre autres, à muscler les esprits afin qu’ils puissent détecter tantôt quelques illusions ou bien parfois «quelques invariants dans leurs variations assortis de leurs contraires* « . Ce serait juste une aide pour cheminer avec moins d’angoisse, plus de confiance et d’humour dans un «présent» énigmatique d’apparence toujours plus tortueux, brutal, que «ceux», les «autres présents», qui l’ont précédé.
* Cette phrase qui me fut assénée dès mon premier cours de sociologie à l’UTM de Toulouse au début des années 1990, est restée gravée dans ma tête à jamais…
Ou cela et avec qui la balade ?
Mais avec nos ennemis bien évidement.
Faire un pas de côté pour sortir des sentiers battus c’est commencer par la fin d’un ouvrage. Concernant le Parcours N° 9/10 publié en 1994 c’est rendre compte d’une des paroles du poète invité à conclure la saison du Grep. Je pose mon rayon lumineux page 332, paragraphe 27, lignes 14 et 15, ces quelques mots de Serge Pey sont d’une actualité tonitruante pour moi : «L’ennemi est condamné à la preuve décisive d’être deux» Serge Pey
Page 315 à 317 titrées INTERROGATOIRE – Poèmes pour les assassins de Tahar Djaout (extraits) Alain Gérard, alors Président du Bureau du Grep Midi-Pyrénées présente Serge Pey. De ce moment passé je restitue l’ambiance potagère en 3 lignes :
«D’abord il écrit ses poèmes sur des bâtons, des piquets à tomates séchés au four , sur lesquels il calligraphie au feutre. Ses recueils de poésies sont en même temps des cannes de pèlerin, dont il se soutient dans ses pérégrinations.» Alain Gérard
Tout écrit est magique, celle et celui qui lisent ceci font un premier pas sur la première page du Chemin de la Biblio du Grep les voilà déjà en compagnie !
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB