Archives Mensuelles: Mai 2024
Chroniques Biblio Grep – 007 –
C comme Comte-Sponville André
« Il y a vingt ans nous faisions volontiers profession d’immoralisme. La moralité était pour nous une vieille lune dépassée. (…) Si nous prétendions ainsi nous passer de morale, c’est qu’en vérité, nous semblait-il, la politique en tenait lieu. » pp.199-200
Éthique, Morale et Politique
Après les boues à traiter avec Auriol, le raid dans la cacophonie avec Badie, nous sommes en cohortes serrées dans un champ d’épinards à défricher avec un chef d’équipe nommé Comte-Sponville. De suite ce jour là, il nous fait marcher à reculons. Nous voilà penchés vers l’arrière, besace sur le dos, en 1974 , à trier le bon grain de l’ivraie pour glaner quelques comestibles. Tout change, nous serions passés de l’idéologie du Tout-politique à l’idéologie du Tout-morale, peut-être « invention de journaliste« …C’est la « génération morale » , « la morale est tout« , c’est « le retour à la morale« . Depuis 15 ans ce philosophe instructeur, pour débroussailler ces sujets, nous informe, avoir – « retourné sa veste » – pour devenir spécialisé en « clarification« . Nous sommes, là, en tenue de campagne, les bottes dans la gadoue, le nez au vent, à apprendre comment « nous serions passés d’une erreur à une autre ».
Du mensonge et des épinards
Nous voilà à être initiés ipso facto par l’exemple : (…) votre petit garçon vous dit (…) « Je ne veux pas d’épinards, les épinards c’est mal ! » (…) Vous lui répondez : « Tu ne peux pas dire ça. Tu peux dire à la rigueur que les épinards c’est mauvais – ce qui veut dire, en vérité, que tu n’aimes pas ça. » (…) 15 jours plus tard , surpris en flagrant délit de mensonge , vous lui expliquez qu’il ne faut pas mentir. Il répond : « Tu as raison le mensonge c’est mauvais. » (…) Vous lui affirmez : « Ah non, tu ne peux pas dire ça : le mensonge ce n’est pas comme les épinards, ce n’est pas une question de goût, le mensonge c’est mal. » p.202
Aborder des limites
Dans ce champ, lequel, ne fut jamais laissé véritablement en jachère depuis la nuit des temps de la philosophie, tout ce qui suivra sera autour des questions de « distinction« , « langage« , « différence« …Sous un soleil de plomb, dans l’air bruissant d’insectes nous serons bientôt rejoints par plusieurs petits propriétaires terriens sous la houlette desquels nous serons amenés à faire de meilleures distinctions entre des herbages d’apparence semblable, ce sont ceux que l’on nomme parfois, indifféremment, éthique et/ou morale, tant ils se ressemblent. Viendront à la rescousse Deleuze s’appuyant sur Nietzsche suivi de Marcel Conche lesquels seront bientôt rejoints par Spinoza (le sage) et Kant (le saint). Ce dernier arrivé au gré d’une météo changeante oscillant entre le Bien et le Mal, nous sensibilisera aux impératifs tour à tour catégoriques ou hypothétiques. Nos paniers alourdis de « vertus », « devoirs », « désirs », « normes » et « commandements » nous commencions à nous sentir fourbus par la cueillette, lorsque, derrière la haie d’arbustes à bais, de type autochtones, est apparu Rousseau. Envahie d’oiseaux la haie chantait.
Le Pouvoir, la Politique, leurres et usages
Mais un vent mauvais et tourbillonnant nous amènera la poussière des semailles des riverains proches de nos ébats agricoles. Un brouillard de mots nous masquaient peut-être bien l’essentiel : « ce que le mot morale cachait de l’éthique était comme un cache-sexe ou paradoxalement un cache-vertu. » En 1994, « (…) tout le monde a le mot éthique à la bouche : IBM, Thompson, AGF, BNP, Crédit Lyonnais… » et c’était comme une preuve que, tout ce qui semblerait « possible » serait « fait » , comme le disait alors Testart rajoutant : (…) « que plus que jamais ce possible est effrayant » (…) p.212. Ainsi le temps était venu, en 1994, que nous prenions conscience de la présence du « spectre du salaud légaliste » qui surgissant des hautes herbes urticantes, nous questionnait alors sur « les limites du Pouvoir et de l’ordre juridico-politique« (…) p.213 Aujourd’hui 2024, serait-il ou non vaquant pour aider à évaluer et assigner des limites au(x) pouvoir(s) des Techno-sciences, ce serait à suivre…
Autrement dit, il n’y a pas de limites démocratiques à la démocratie, pas plus qu’il n’y a de limites techno-scientifiques aux techno-sciences. » p.214
Conclusion
Les deux mots de la fin de la présentation de vingt et une pages sont « amour et courage » p.220 – Le débat de trente-six pages conclut ainsi : ne pas « sacrifier aux utopies qui font du mal », « cesser de rêver la politique » et « arrêter de lui demander ce qu’elle ne peut pas faire ». p.256
Rédaction certifiée sans IA @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 006 –
B comme Badie Bertrand 1
Une fois que nous sommes munis du mode d’emploi estampillé Auriol pour la gestion des boues, un nouveau coach intellectuel de haut niveau nous arme de pagaïes pour un raid sans concessions. Nous voici au bord d’un gouffre qui ouvre sur des rapides.
«Nouvel Ordre ou nouveau Désordre mondial»
«(…) désigne une idéologie (…) Chaque décennie l’histoire semble prendre fin et elle redémarre de plus belle (…) Je crois que nous sommes dans un monde dangereux, ça je crois que tout le monde le sait et tout le monde le perçoit. (…) il n’y a plus de code (…) ordre illusoire (…) désordre certain.2 »
D’illusion(s) en fiction(s) parodie d’un raid
C’est parti dans l’essor fulgurant des réseaux transnationaux, leur force est vraiment étonnante!3 Nous voilà en train de pagayer allègrement dans l’inquiétude et les difficultés des Grandes Ruptures, de la Mondialisation, de la Fin de la Bipolarité et de ses Conséquences en passant par la Crise de l’État-Nation, ce sont les Grandes Caractéristiques du Monde actuel. Surtout pas d’accablement au rendez-vous de ce parcours sportif car toujours plus de pugnacité sera nécessaire. Dans les relations internationales modernes, attention aux failles, ruptures, lézardes qui risquent de les mettre en échec. Prudence dans les méandres du parcours tumultueux de l’illusion, laquelle, a tenu dix ans, quinze ans4, que le cadre stato-national allait pouvoir pénétrer réellement les sociétés extra-occidentales…Car ce cadre n’est plus…
Interdépendances des équipages
Nous passons dans des remous engendrés sur la souveraineté, par, la mobilité de la communication. Sur les rives, nous visualisons des antennes paraboliques plus ou moins clandestines, nous évaluons au passage, la perte de contrôle des États sur les réseaux culturels face à la diffusion des images et des messages. Hirsutes et ruisselants face à la prolifération d’espaces sociaux qui ne sont contrôlés par personne, on rame avec force 5 nous savons que nous appartenons à un monde qui a des biens et des intérêts communs : l’atmosphère, l’équilibre écologique (…) ceci relève des besoins de tous6 Nous franchissons aveuglés par les bulles, des murs ruisselants d’interdépendances évidentes, comme ivres dans le fracas des trous d’eau suivis des trous d’air, nous suivons le fil du cours d’eau, Communauté d’intérêt, belle idée de patrimoine commun d’humanité. Pas de bivouac en vue ! Il faut pagayer encore et encore, le feu de camp du Club de Rome s’est éteint… Dans le canyon que nous empruntons avec Bertrand Badie, « Grands » et « petits dragons » sont aux aguets. Nous surfons du Maghreb à la Sibérie, progressons vers l’Asie jusqu’au Japon sans faire de halte, puis juste un coup d’œil sur les états colombiens, boliviens, brésiliens, là, nos embarcations bondissent sur la prolifération d’espaces sociaux qui ne sont contrôlés par personne, nous voilà frémissants de gouttes de sueurs froides à imaginer ramer encore et encore, sur une scène internationale avec 4, 5, 6 milliards d’acteurs !
Questions occidentales et européennes
L’arrivée sur berge est sans pause. Seul réconfort délivré par le coach, une gorgée de grammaire occidentale de la marque sociologique et « Ethiquable » Max Weber. Ainsi de la citation qui suit qui déclenche des rires. C’est une « joke » sur les 3 points acquis grâce à elle par les étudiants au temps où le coach Bertrand Badie étudiait le monde à l’Université.
« Qu’est- ce que l’État? C’est le groupement politique de domination qui revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime sur un territoire donné.»7(rires)
C’est dans le vide et l’incertitude8 que le raid aquatique s’achève à grands coups de rame dans un «incroyable exercice de cartographie» rappelant que «simplifier les contours territoriaux, cela s’appelle de l’épuration ethnique 9». Kayaks et canoës, au fond de cette gorge, sont dans la «cacophonie du monde» baignant dans beaucoup de vapeurs dues à l’éveil et la prolifération des identitarismes : volatilité, inflation, instabilité identitaires.
«Que signifie sur ce plan le passage à l’Europe? (…) Le territoire file, se défile, et s’effiloche.10»
Après ce périple exténuant, à l’accostage, le constat est qu’il n’y a plus de coexistence pacifique, il y a dissémination de la violence ce qui déterritorialise la sécurité alors même que les états récupèrent une part de ce désordre pour le renforcer11. Nous voudrions dormir pour nous reposer mais le coach ne nous laisse pas lâcher avirons ni pagaïes. Il nous rappelle un de ses postulats, celui du jeu à deux pour la coopération 14 lequel n’est plus… Pour lui il est temps de nous réveiller12,
«J’ai essayé de vous montrer tous les éléments du désordre. On en a un plein sac! 13»
Rédaction certifiée sans IA, en italiques, les paroles mêmes du coach @ + MFB
1Professeur à l’Institut Politiques de Paris, 2pp.157-158, 3p.164 – pp 158 et suivantes , paragraphes 1, 2, 3, 4p.163, 5p.165, 6p.166, 7p.167, 8p.161,9p.168,10pp.170-171,11p.174,12p.177,13p.175,14p.172
Chroniques Biblio Grep – 005 –
A comme Auriol Bernard
Pour déambuler dans la saison du Grep 1993-1994, l’étymologie offre aux auditeurs – futurs lecteurs – un quasi mode d’emploi en neuf paragraphes – non numérotés comme ci-dessous – mais bel et bien titrés – et que voici la psyché |sociale?| – dans quelques uns de ses états – et, nichée dans les interstices de ressentis saisissables via : littérature, cinématographie, psychologie, philosophie, psychanalyse, anthropologie, ethnologie … En italiques les portions de texte sont de Auriol, en gras ce sont ses titres.
Pages 309-312, c’est la publication de l’exposé de Bernard Auriol médecin-psychiatre, Vice président du Grep, qui a introduit et précédé l’intervention de Kofi Yamgnane.
«L’étymologie du mot «peur» nous renvoie à l’action qui l’engendre: battre. Ce renvoi du passif à l’actif est typique de notre sujet d’aujourd’hui» B.Auriol
Retours aux sources
- Ce que nous ne voulons surtout pas éprouver (…) / L’autre comme support illusoire de nos boues intérieures
- La métamorphose de /l’autre en Docteur Jekyll en Mister Hyde : « LE » pouvoir, gagne et contrôle toute la personnalité fragmentée de son créateur (…)
- Nous libérer de notre ombre (…) c’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre / L’Ombre de Jung
- Quand il est parfois impossible et généralement inefficace de montrer au sujet qu’il se trompe(…)/ Méconnaissance de Soi : La Projection
- Comment nous redoutons le changement sans raison connue – surtout – quand il est – d’apparence –magique et sournois (…)/ Le paradigme d’étrangeté.
- La Phobie de l’autre comme une peur de soi et son «caca» (…)/ Manges, tu ne sais pas qui te mangera
- Voilà le sujet qui en arrive à attribuer à l’autre des pensées, des intentions ou même des paroles qui sont en réalité les siennes propres (…)/ Collectivisation de la haine projective
- (…) même après que nous ayons laissé derrière nous le nazisme, les colonies et la guerre froide (…) /L’identification au Collectif: ses conséquences
- (…) affronter les avenues incertaines du futur (…) et le désir (…) /Ambivalences de la Peur
Questionnement sibyllin 2024 : faut-il nous le tenir pour dit que : tout espèce de rapprochement entre des personnages et des évènements contemporains et de ce temps là -1993/1994 – ne saurait être que effet du hasard, donc fortuit, et, de ce fait pure coïncidence?
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB
Chroniques Biblio Grep – 004 –
Sommaire Parcours 9/10 par ordre alphabétique des auteurs
|Auriol| Les Peurs – |Badie| Nouvel Ordre ou nouveau Désordre mondial – |Comte-Sponville| Éthique, Morale et Politique – |Debray| De l’état éducateur à l’état séducteur – |Drewerman| Le Testament d’un Hérétique : Giordano Bruno – |Gaspard| De la Mixité à la Parité – |Schwartz| La Formation une invitation permanente – |Thom| Le Quantitatif et le Qualitatif – |Yamghane| Les Peurs de notre société
Fiction à partir des titres d’un sommaire
Action 1994, pour venir à bout de nos Peurs sur le Nouvel Ordre ou nouveau Désordre Mondial, il faut les saupoudrer d’Éthique, de Morale et de Politique, re-visiter l’État éducateur et l’État séducteur, revenir un instant sur le testament d’un Hérétique avec Giordano Bruno. Migrer de la Mixité à la Parité et considérer la Formation comme une invitation permanente seraient salutaires. Resterait à juguler Quantitatif et Qualitatif comme ferments des Peurs de notre société.
Synthèse expresse
Mon observation 2024 me fait parler d’un Temps où l’usage d’une Majuscule avait du Sens. Je livre une liste de Patronymes dans laquelle la seule Femme publiée porte un prénom d’Homme. Le remaniement du sommaire via l’ordre alphabétique commence par les Peurs et finit par les Peurs |de notre société|. Moi la Pythie chroniqueuse/blogueuse que vois-je ? Que vois-je : de l’ Arbitraire, du Hasard, de la Nécessité, le tout, en Bonne Intelligence. Sur quoi je me questionne en cet instant fugace : sur le fait millénariste et le Millénarisme – ainsi que sur tous les syndromes qui lui étant associés peuvent en découler. Par ailleurs, toutes ces «choses» là, sont-elles des «choses» inévitable(s), ou pas ?
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB
Chronique Biblio Grep – 003 –
La couverture du Parcours N°9/10
Elle m’évoque, en cette image, laquelle est reproduction d’une peinture, quelque chose comme un des couloirs du labyrinthe de Dédale. Une jeune femme mince – sans doute brune de cheveux – coiffée d’un turban sombre – est en avant-plan sur la droite de l’image – de 3/4 tournée – sans être déhanchée – nue, debout, les bras croisés sur sa poitrine, – qu’on ne voit pas – elle tourne le dos à celui ou celle qui l’observe. Ainsi plantée dans le reste du décor qui l’a absorbée, elle regarde sur sa gauche – ce que juste un bout visible de menton son lumineux suggère – vers une enfilade d’arcades épaisses, alternant avec de très larges murs anciens parcourus par endroits de maigre végétation. Le soleil luit, mais on ne le voit pas, pas de trace d’un ciel dans l’image. Des photons j’ai la trace lumineuse balayant cette structure architecturale – peut-être de marbre – qui tient du péristyle – sans la colonne – ils balisent un parcours saisie dans une alternance lumière/ombre. Au fond de ce cheminement protégé, juste une lumière crue, éblouissante que la femme – au vu – c’est sûr – de sa tête tournée – regarde. Son dos est souple, sa taille cambrée, ses hanches étroites, ses omoplates me semblent vivantes et vibrantes. A son cou plissé – par sa posture – il me semble deviner un fin collier fait d’une matière noire. Ce buste gracile est rivé à un jeune et étroit fessier. On aperçoit de cette personne sa main gauche posée au dessus de son coude droit, pouce levé. De cette femme je devine son sein droit, à peine ébauché. L’univers de cette image est presque totalement minéral dans toute sa perspective animée de cette chair – fraiche, pure, dorée – l’ humanité de peau et de pierres sont quasi de mêmes tonalités de couleur. C’est onirique, improbable mais certain. Cette illustration est de Danièle Delbreil.
Hommes et femmes au travail
En seconde de couverture sont listés en 10 rubriques 49 hommes et 39 femmes. Le Comité de soutien c’est 20 individus soit 17 hommes et 3 femmes. La cohorte la plus fournie en spécimens de type féminin on la trouve dans la rubrique Membres du Comité d’Animation soit 27 femmes pour 16 hommes ou spécimens type masculin.Le Bureau du GREP Midi Pyrénées c’est 8 hommes, point/barre. Les 2 Correspondants à Paris sont des hommes. Le commissaire aux comptes est une femme. Les membres actifs du Conseil d’Administration égal 6 hommes et 8 femmes. On apprend dans l’éditorial que parmi les 10 rédacteurs publiés il y a 2 femmes : Françoise Gaspard qui s’exprime sur : De la Mixité à la Parité et Élisabeth Roudinesco laquelle après être venue parler de Lacan et de sa place dans la pensée contemporaine a refusé d’être publiée. Ce sont 2 femmes pour Composition, maquette et Couverture illustration. Voilà pour le support physique/écrin de neuf textes, dont huit sont produits par des hommes.
Publicité et annonces
Propagande et Publicité – toujours d’une activité bordante et débordante – appellent le coup d’œil sur les Annonceurs d’hier pouvant inspirer des Annonces de demain. 1/Ombres blanches c’est alors 1000 m2 de librairie et 60 000 titres dit la page dédiée. 2/ Éditions Privat exergue de Bertolt Brecht écrite après la guerre : « Celui qui oublie ou ignore le passé est condamné à la revivre », promotion d’un ouvrage sur les Camps du Sud Ouest 1939-1944. 3/Ville de Colomiers TERRE D’ENVOL 4/La Dépêche du Dimanche 5/ Le théâtre de la Digue présente sa saison 94-95. 6/Groupe ESC Toulouse, 90 ans d’expérience et de réussite 7/ Trois annonces immobilières pour vivre pleinement sa retraite 8/ La bibliothèque des Pyrénées 9/ Mutualité Haute Garonne. 10/ Saison 94/95 théâtre Sorano.11/ Crédit Mutuel. 12/ Crédit Coopératif & 13/ La cave de Fronton même page que 14/ Loubatières, bienvenus sur nos terres 15/ VALENTIN OPTICIEN.
Support d’intentions
En ces temps des débuts des années 90, les intentions du Grep on les trouve en troisième de couverture, c’est le rappel sur le destin qu’il s’est assigné :
« Former des êtres libres, responsables et autonomes, informés, capables d’analyser et de s’exprimer, solitaires et solidaires, préférant l’être à l’avoir, heureux si possible dans leur couple, dans leur maison, dans leur cité, dans la communions avec la création… » signé Paul Harvois fondateur du GREP Paris
La Mémoire du Grep c’est « Parcours« , son autre publication se fonde et s’intitule : « Les Idées Contemporaines »… En ce temps là, Le Grep, se présente, se pense tour à tour « lieu ouvert »… « équipe d’amis »… »centre dynamique de réflexion et d’analyse »… »outil favorisant l’esprit critique »… »carrefour de rencontres et d’échanges »… propose : « des publications »… « des déjeuners rencontre-coordination »… »un week-end découverte d’un petit pays »… et de « l’enrichissement permanent » dans « la confrontation des points de vue et le rapprochement des personnes »…
Conclusion 1994 de la présentation de Parcours
Elle est éditée par le Grep qui se trouve logé rue des Amidonniers (Toulouse), sa diffusion est assurée par le COMPTOIR DU LIVRE (Toulouse) elle est flashée et imprimée par PARA GRAPHIC (Toulouse), elle coûte 100 francs, le sommaire de la saison est reproduit sur la quatrième de couverture. Au plus près de cet objet vieux de trente ans, à Nous de juger, de ce qu’il a à nous dire en 2024.
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées, mais avec manipulation physique d’un ouvrage @ + MFB
Chroniques Biblio Grep -002 –
Le cadre est une question de dates
Bloguer n’est-il ou n’est-il pas une sinécure ? Et voilà que je veux tenir compte d’un contexte symbolico-mythico-spatio-temporel, tout à fait exceptionnel. Il y a trente ans, en 1994, nous sommes à la veille de franchir un siècle qui achève un millénaire. Cette seconde circonstance n’est donnée aux humains que tous les mille ans ! Serait-ce à dire que l’heure serait plus grave et plus perturbante que le fait de franchir au terme de 365 ou 366 jours une année de plus? Franchir un siècle, à y réfléchir, serait aussi un privilège qui n’est pas donné à tous les individus de cette planète. Mes propres parents, pour en faire un exemple, respectivement nés en 1907 et 1914, décédés en 1994 et 1988 ne sortiront pas de leur siècle. Quant à moi, née en 1948 je franchis un siècle et un millénaire après avoir connu mes quatre grands-parents nés au XIX° siècle. Je fais cela tranquillement dans la fréquentation de mes 7 petits-enfants – 6 garçons, un pour chaque jour de la semaine et une petite fille pour le dimanche – lesquels tous connaîtront peut-être le XXII° dont je serais absente. En bref, sur l’axe du Temps je suis en bonne position pour faire rétrospective, médiation et prospective sur 4 siècles. Relisant les textes des conférences et leurs titres je me pose moult questions psycho-généalogiques à propos de la place des uns et des autres dans les générations familiales et politiques. Je vous invite à prendre quelques instants pour en faire autant au sein de vos propres environnements familiaux. Pour parcourir le monde tel qu’il est, et dans notre cas, comme dans tous les autres cas, tel qu’il fût, il faut un équipement. Dans mon sac à dos pour nourrir le blog j’ai réservé une bonne place pour les dires des intervenants. Rappel nous sommes en 1993 et 1994 , c’est du Parcours N°9/10 qu’il s’agit.
Un parcours parmi tant d’autres
Nous, les adhérents ainsi que le staff, sommes en 2024, l’association ayant démarrée en 1985 nous fêterons les 40 années d’activités du Grep en 2025. Durant un court temps – « Entre-Nous » – certains d’entre-nous, les ont qualifiées de « rugissantes« . La première édition du document de type « Parcours » c’est 1989. Pour procéder à un comptage imprécis du nombre de pages à consulter, je manipule les éditions que je possède. J’estime qu’en moyenne chaque ouvrage fait 300 pages, le flot des saisons entre 1989 et 2024 se déroule sur 35 ans ce qui multiplié par 300 ferait environ 10 500 pages à relire ! C’est dire la nécessité d’arbitrer pour débroussailler le chemin parcouru afin de rendre visibles quelques perles ou pépites, au choix. Pour ce « faire » je mets en œuvre quelques astuces.
Quelques règles pour la randonnée
Premier pas j’ai remanié le sommaire. Je fais disparaître l’échelle chronologique de la distribution de la saison au profit de l’ordre alphabétique et nouveau classement du sommaire. Les titres des prestations des invités du Grep suivront le mouvement de cet ordre. C’est dans les histoires que je vais conter, « façon » de donner un rôle au Patronyme dont chacun est doté. Nom, Prénom, Titre de Sa Conférence, Statut de l’Orateur, le simple appareil de l’ordre alphabétique à lui seul peut se retrouver « véhicule » de sens, souvent à l’insu de leurs instigateurs et auteurs et cela pourrait avoir intrinsèquement quelque chose à énoncer sur l’état de la société du moment. Avec la Chronique Biblio Grep N°4, nous verrons ce que cela donne. A chaque conférence sa chronique. Dans la chronique N°3 je m’attellerais à entrer dans les pas des individus qui m’ont précédée, tels que ceux-ci se sont organisés à cheval sur ces deux années là. Ce sera un questionnement sur les traces éditoriales laissées par Les Cahiers du Grep Midi-Pyrénées en forme de descriptif – quasi ethnographique – de l’objet « Parcours » lui-même.
Voilà pour la conclusion de cette Chronique Biblio Grep – 002 – rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB
Chroniques Biblio Grep -001-
Formats pour une balade
Ces Chroniques Biblio Grep ont pour intention, de ma part, de réanimer la curiosité de chacun pour les publications du Grep. Sur le blog de cette vénérable institution en passe de fêter ses quarante années d’existence la déambulation est virtuelle et pour tous. Pour les adhérents qui ne possèdent pas les anciennes publications, elle peut devenir physique, assortie de la consultation matérielle des ouvrages dans les étagères des locaux du Grep. Une courte chronique c’est un parcours nouveau, ayant pour origine un regard contemporain rétrospectif, sorte de rais lumineux comme un jalon sélectif dans des catacombes. Ce qui aujourd’hui est derrière nous, n’est pas que fatras dense et touffu et encore moins data pour pseudo Intelligence Artificielle. Le fil d’Ariane du jour de cette 1ère chronique est une invite à la marche rétrograde, qui peut être utile, entre autres, à muscler les esprits afin qu’ils puissent détecter tantôt quelques illusions ou bien parfois «quelques invariants dans leurs variations assortis de leurs contraires* « . Ce serait juste une aide pour cheminer avec moins d’angoisse, plus de confiance et d’humour dans un «présent» énigmatique d’apparence toujours plus tortueux, brutal, que «ceux», les «autres présents», qui l’ont précédé.
* Cette phrase qui me fut assénée dès mon premier cours de sociologie à l’UTM de Toulouse au début des années 1990, est restée gravée dans ma tête à jamais…
Ou cela et avec qui la balade ?
Mais avec nos ennemis bien évidement.
Faire un pas de côté pour sortir des sentiers battus c’est commencer par la fin d’un ouvrage. Concernant le Parcours N° 9/10 publié en 1994 c’est rendre compte d’une des paroles du poète invité à conclure la saison du Grep. Je pose mon rayon lumineux page 332, paragraphe 27, lignes 14 et 15, ces quelques mots de Serge Pey sont d’une actualité tonitruante pour moi : «L’ennemi est condamné à la preuve décisive d’être deux» Serge Pey
Page 315 à 317 titrées INTERROGATOIRE – Poèmes pour les assassins de Tahar Djaout (extraits) Alain Gérard, alors Président du Bureau du Grep Midi-Pyrénées présente Serge Pey. De ce moment passé je restitue l’ambiance potagère en 3 lignes :
«D’abord il écrit ses poèmes sur des bâtons, des piquets à tomates séchés au four , sur lesquels il calligraphie au feutre. Ses recueils de poésies sont en même temps des cannes de pèlerin, dont il se soutient dans ses pérégrinations.» Alain Gérard
Tout écrit est magique, celle et celui qui lisent ceci font un premier pas sur la première page du Chemin de la Biblio du Grep les voilà déjà en compagnie !
NB/Chronique rédigée sans IA à propos des archives des Cahiers du Grep Midi-Pyrénées @ + MFB
La «Sémiotique» et «Nous» 003
Première trace d’un avertissement
Jean Baudrillard est venu au Grep durant la saison 1995/1996, le numéro 11/12 d’un Parcours l’atteste. Nous sommes au Théâtre Sorano, le débat est animé par André Dupuy, dans la salle on retient son souffle, on est attentif, quelques uns toussotent, voilà ce que j’imagine, je n’y étais pas. Le conférencier s’exprime à propos De son livre le Crime Parfait. Il évoque la richesse métaphorique des véritables langages et langues (…) il pointe qu’avec le numérique on entre dans le codage, le chiffrage, l’exclusion de la matérialité même du langage et de son caractère ambigu, énigmatique.
«Pour la première fois dans l’histoire, on voit se profiler la possibilité d’un crime virtuellement parfait dont le langage serait l’objet et de la disparition totale de la fonction symbolique. »
Nota bene
N’oubliez |si possible| JAMAIS que je Vous parle de langage, que je suis un individu de genre humain, que je sais des choses et qu’une de mes intentions est de les partager avec «Vous». Aujourd’hui, ci-dessus, c’est de fait, ‘à propos’ des ‘propos’ de J. Baudrillard, et, ci-dessous , du lexème… Pour ce dernier c’est encore et toujours avec A. Greimas & J. Courtès que cela se passe.
Le lexème
La rencontre avec le lexème se fait dans les pages 335 à 33. Dans 1. on le trouve parmi les signes minimaux «d’une sémiotique manifestée» dans 2. la critique de la conception du lexème est facile à faire: le lexème n’est pas autonome dans 3. il est préférable de le considérer comme une unité de contenu ou figure [cf. Hjelmsvev] dans 4. on le saisit au moyen de deux représentations différentes : la virtualité et la réalisation dans 5. C’est une unité délimitable du niveau des signes, c’est un produit de l’histoire ou de l’usage.
copyright @+ MFB ©
Archives dans la pénombre
Je livre sur le blog du GREP, une adresse internet qui conduit à des publications intéressantes possiblement à consulter avant qu’elles ne disparaissent – corps et biens intellectuels compris – dans les sédiments du web. Ce site semble « fossilisé » il n’y a plus aucun mouvement en son sein. Je l’ai fréquenté durant quelques années, autant dire qu’il m’a un tant soit peu « formatée » , et « prévenue » de ce qui était en train de « fondre » sur l’humanité, toutes ailes confondues – y compris d’acier . Je considérais alors que ce site était à mettre dans une catégorie de type « le meilleur du web« . Ci-dessous, extrait de ce site soit une présentation en italiques, entre guillemets avec sa citation d’origine.
« Pénombre en cent soixante quatorze mots… »« L’association Pénombre offre un espace de réflexions et d’échanges sur l’usage du nombre dans le débat public. L’attention se porte sur la qualité des informations chiffrées et les enjeux de l’usage qui en est fait. Pénombre cherche à relier les questions de méthode et de présentation, le pain quotidien des producteurs de données, avec les enjeux politiques et sociaux du recours à l’information chiffrée, qui concernent les « utilisateurs » de chiffres. Il s’agit d’alerter sur des difficultés méconnues, voire des contresens. D’un domaine à un autre, les mêmes constats, les mêmes interrogations permettent des échanges fructueux. On n’a pas toujours la solution, mais on se sent moins seul. »
« Fondée en juin 1993, Pénombre regroupe à ce jour environ cent adhérents de compétences professionnelles très diverses ayant en commun le souci d’améliorer le débat démocratique par une utilisation raisonnée du nombre. »
« L’association éditait deux bulletins : la Lettre blanche (soixante six numéros parus), la Lettre grise, plus technique et apériodique. Elle animait en son sein des groupes de travail et organisait des rencontres publiques, les Nocturnes. »
Si ne veux que s’émousse l’acuité du regard et du sens, traque le soleil dans l’ombre
Friedrich Nietzsche (Le Gai Savoir)
Livraison concoctée NON par une I.A. mais par « individu humain » c’est à dire « moi ». Je me mets hors genre linguistiquement affirmé par choix de ce vocable neutre d’individu. Je choisi artisanalement cette posture « rétrograde » en examinant les traces d’un passé proche où chiffres et nombres semblaient accessibles à la raison, d’où adoption par les juristes du terme « pénombre » jeu de mots entre « pénal » et « nombre ». La temporalité communicationnelle chiffrée en forte inflation a eu raison de ce charmant site. Nous voici pour comprendre un peu de la guerre totale qui se joue tous publics confondus à devoir suivre des cours accéléré de balistique, de tactique, de dissuasion, de stratégie militaire… illustrés par chiffres et nombres millions, milliards, tonnes, distances, surfaces, altitudes, puissances… et c’est là parfois que ces gens là me manquent pour ne pas prendre en grippe tous les nombres. MFB
http://www.penombre.org/Revue-de-presse-31